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LE .BOEUF.
RACE LONGUES-CORNES.
continua néanmoins à réunir dans son parc toutes sortes d’animaux, et à s’occuperconstamment de ses expériences favorites. 11 mourut dans sa soixanlc-dixième année,universellement considéré comme le plus habile éleveur que cette contrée aitproduit.
On a fait beaucoup de recherches infructueuses pour arriver à la déterminationexacte des procédés suivis par Bakeavell, dans la formation de sa race Longues-Cornes. L’opinion, qui semble fondée sur les autorités les meilleures, est qu’il ob-jtint quelques-unes de ses premières vaches de M. Webster, de Canley, mais qu’ilchoisit également ailleurs les meilleurs animaux, mâles et femelles, qu’il put seprocurer. On dit qu’il acheta, entre autres, une très-belle vache de sir WilliamGordon, de Garrington, près Loughborough , et qu’il en obtint un joli taureau, qu’ilappela Twopenny ( Quatre Sous ), parce qu’une personne avait prétendu qu’il nevalait pas cette somme. Ce taureau devint le plus célèbre de la souche primitive deBakewell, et il est constamment rappelé dans le pedigree ( la généalogie) des Lon-gues-Cornes améliorés. 11 faut observer, toutefois, qu’on n’est pas d’accord sur cettefiliation de Twopenny, et qu’il règne nécessairement une grande incertitude surtout ce qui concerne l’origine de la souche Dishley, parce que c’était précisément lepoint de la pratique de Bakeavell qu’il cherchait le plus à rendre mystérieux.
M. Bakewell adopta l’usage de produire ses animaux sans égard à leur consan-guinité, à un degré qui n’avait peut-être jamais été atteint avant lui. 11 suivit pro-bablement ce système dès le début de ses expériences, et finit par se renfermer exclu-sivement dans son propre troupeau; on ne cite à cet égard qu’une seule exception,c’est une vache qu’il achela de M. Harris , mais qui descendait, toutefois, de la sou-che Dishley. 11 obtint, pour résultat de cette méthode, une uniformité permanentedes caractères de ses animaux, et la formation d’une race distincte et bien définie.En outre, la reproduction continuelle entre animaux voisins de sang, a pour effetde produire une délicatesse de tempérament et de conformation des produits. Ellediminue le volume des os, et développe ainsi une tendance à la précocité. Les ani-maux, devançant l’âge, arrivent facilement à la maturité des os et des muscles, quiest le but recherché par l’éleveur. Bakewell adopta probablement ce système, dansle seul but de conserver les qualités, pour la boucherie, que sa souche avait acqui-ses; mais l’expérience dut l’engager à le conserver, par la suite, en lui démontrantqu’il contribuait également à développer plus complètement ces mêmes propriétés.
Les succès de Bakewell entraînèrent d’autres éleveurs dans la lice. Le plus an-cien et le plus distingué d’entre eux fut M. Robert Foavler, du petit Rollright,dans le comté d’OxFORD. M. Foavler acheta plusieurs génisses de M. Webster, deCanley, et loua le taureau Twopenny de M. Bakeavell; c’est de cette souche qu’ilobtint toutes ses belles vaches. II continua de louer les taureaux de M. Bakeavell,