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vourite, Cornet et. autres, dont les noms sont mentionnés dans les généalogies de larace Courles-Cornes, avec la même distinction que ceux des Darley Arabian etGodolphin Barb, dans celle des chevaux de course. Les propriétés de sa souche de-vinrent ainsi de plus en plus appréciées dans la circonscription des Courtes-Cornes ;et, vers l’année 1800, elle commença à s’étendre aux parties éloignées du pays, où,précédemment, on n’entrelenait pas d’animaux de cette race. Une circonstance,vulgaire en apparence, contribua puissamment à ce résultat. Un bel animal, ap-pelé le Bœuf Durham, lils de Favourite, et d’une vache commune, fut acheté pourune exhibition publique, et conduit en caravan dans toutes les parties du royaume.Il fu(exposé de cette manière pendant près de six ans, et produisit une grande sensa-tion dans la population du pays. 11 parvint à un poids considérable, mais il étaitsurtout remarquable par la finesse de plusieurs de ses parties. Lorsqu’on le tua,après deux mois de maladie, pendant lesquels il dépérit considérablement, il pesait165 stones 12 livres ( environ 1,052 kilôg. ), outre le suif et les issues (1).
Par la reproduction continuelle de sa propre souche, Colling paraît avoir pousséle raffinement de l’élevage à ses dernières limites, et c’est probablement à celaqu’il dut cet affaiblissement de constitution qui ne manque jamais d’accompa-gner une consanguinité continuelle et forcée, entre un petit nombre d’indivi-dus. Soit pour cette cause, ou seulement pour varier ses expériences, toujoursest-il certain qu’il essaya divers croisemens avec des vaches de races différentes, etnotamment, dit-on, avec les Ilighland d’Ecosse et les Galloway. L’expérience n’eutaucun succès avec la premièrede ces races, mais elle donna des résultats remarqua-bles avec la dernière. Colling s’étant procuré une belle vache Galloway, de couleurrouge, la fit couvrir par l’un de ses meilleurs taureaux, petit-fils de Bolingbroke (2).Le produit fut un veau mâle, qu’on accoupla à l’âge convenable, avec une bonnevache Gourtes-Cornes, Johanna. Le produit de cette union fut également un veaumâle par lequel on fit couvrir une autre belle vache Gourtes-Cornes, Lady, qui aproduit une famille appelée, par mépris, le Mélange (lhe AlloyJ; mais le Mélangea prouvé qu’il n’était pas inférieur à la famille appelée pur sang (3). A la vente
(1) Le stone est de 14 livres; la livre = 453 gr. 544, done le stene = G k'iog. 349,CIG. R.
(2) Htrd-Book , 1 er vol., p. 102 : O’Gallaghan’s son of Bolingbroke (409), rouge et blanc mélangé, élevé
par le colonel O’Callaghan, de Heighington, près Darlington ; par Bolingbroke ; sa mère, une vache écos-saise Galloway rouge sans cornes. Celte vache et une autre de la même race furent achetées de M. DavidSmurthwaite, près Norlhallerton , par M. George Coates, qui les revendit au colonel O'Callaghan. O’Calla-ghan’s son of Bolingbroke, quelques jours après sa naissance, devint la propriété de M. Ch. Colling et futle père de Grandson of Bolingbroke. (Note de M. Sainte Marie.)
(3) D'après les notes de M. Sainte-Marie, que nous reproduisons textuellement ici, tout en en laissant laresponsabilité à son auteur, et au Herd Book anglais, qui lui en a fourni les clémens, il y aurait diverses