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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE MOUTON.

HISTORIQUE.

Les moutons des montagnes, des collines et des plaines arides ont une laine courte,de différens degrés de finesse et de diverses couleurs. La plus importante de cesdernières races est celle des mérinos, aujourd’hui la plus estimée et la plus répan-due de toutes les races à laine fine de l’Europe .

Les races de moutons établies dans d’autres parties du continent européen sontexcessivement nombreuses. Leur histoire entière serait d’un grand intérêt, non-seulement pour l’histoire naturelle des moutons, mais aussi pour éclairer l’histoiredes premières migrations et de l’établissement des anciens peuples de l’Europe . Lanature de cet ouvrage ne permet pas d’aborder ce sujet. Faisons seulement remar-quer que la majeure partie des moutons qui existent dans l’ouest de l’Europe sont desvariétés à longue queue, tandis que les races à courte queue ont été entretenueschez les nations slaves, d’où elles se sont introduites jusqu’en Scandinavie , et de làdans les îles britanniques les plus septentrionales. Le mouton des tribus celtes semble avoir été d’une petite taille et couvert d’une laine douce, se rapprochantde quelques individus qui existent au pays de Galles , et qu’on trouvait encore àune époque récente dans les pays montagneux (Highlands) de l’Ecosse. En Islande et à l’extrémité septentrionale de l’Europe , on rencontre une race de moutons àcornes multiples (polycerate sheep), et couverts d’une fourrure composée de longspoils (4).

Dans les îles britanniques , les races de moulons présentent des variétés infiniespour la taille, les formes et d’autres caractères, qu’on peut supposer occasionéesen partie par la différence d’origine, en partie par l’influence long-tems continuéedu climat, de la nourriture et du régime, et en partie par les effets de l’éducationet d’un traitement artificiel. La première des races britanniques qui doive être men-tionnée appartient à la variété à courte queue, qui n’est entretenue que dans lescontrées dont les habitans sont d’origine Scandinave et non celtique.

(1) Linné a nommé cette race Ovis polycerata è Gothlandia. C’est la quatrième des six variétés qu’iladmet dans le mouton domestique ; Buffon la mentionne en traitant du mouflon ; Dauben ton en dé-crit deux individus, l’un mâle et l’autre femelle ; Cuvier n’en parle pas, et M. Milne Edwardsen dit seulement : « Chez le mouton d'Islande, qui est répandu depuis la Norwège jusqu’au Groenland , le» nombre des cornes varie singulièrement. Tantôt il n’est que de deux, mais d’autres fois il existe trois,» quatre et quelquefois jusqu’à huit cornes. » (Elémens de Zoologie, l re édit., p. 450.) Nous ferons d’ail-leurs remarquer ici qu’aucun naturaliste à nous connu n’avait encore donné une monographie des mou -tons aussi complète et aussi précise que celle qu’on vient de lire. R-