LE MOUTON.
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Glamorgan jusqu’à celles de Merioneth et Caernarvon. Ils sont nombreux àCaer-narvon, et les voyageurs qui les voient les prennent plutôt pour des chiens ou desrenards que pour des moutons.
Quand cette race est naturalisée dans une chaîne inférieure de montagnes, ouque, de manière ou d’autre, elle se trouve placée dans des circonstances plus favo-rables et où la nourriture est plus abondante, elle acquiert une taille plus élevée etperd une partie de sa rusticité naturelle. En conséquence, on observe des modifica-tions dans le caractère de la race à mesure qu’on descend des régions plus éle-vées et plus arides à celles qui sont moins élevées et plus riches en herbages. Lesmoulons du Radnor et de quelques autres contrées sont de la même origine, maistellement modifiés par les circonstances plus favorables au milieu desquelles ilssont élevés, qu’on les regarde comme des races distinctes.
Les figures de la planche montreront la marche progressivè de l’améliorationd’une race sauvage, sous l’influence d’une meilleure nourriture et du choix des re-producteurs; et la figure du vieux Radnor, dans la planche suivante, montrera laformation d’une race par l’emploi persévérant des mêmes moyens. Toutes les va-riétés de moutons gallois qui ont une affinité avec la race des hautes montagnes ontdes cornes, et plus ou moins de poil noir sur la face et les jambes.
La plus sauvage des races de moutons du pays de Galles est susceptible d’amélio-ration; mais pour accomplir cette tâche, il faut une longue suite de choix bien faitsdes reproducteurs, combinée avec un régime bien entendu sous le rapport de la nour-riture; rien n’oblige à partir d’aussi loin pour des animaux qui, ne présentant pointde caractères essentiels et particuliers à conserver, nécessiteraient une dépenseinutile de tems et de capitaux si on les préférait à d’autres races déjà formées. Leprincipe est mauvais, et les éleveurs auront plus de profit à adopter de prime-abordune race supérieure, ou à croiser la race indigène jusqu’à ce qu’ils obtiennent unesous-race de meilleure qualité. Il existe, dans le pays, deux races de moutons amé-liorés qui pourraient être substituées aux races actuelles des montagnes galloises,ou être employées au croisement jusqu’à ce qu’une nouvelle classe de qualités fûtproduite. Ce sont les races Southdown eX Cheviot.
La race Southdown convient à un climat plutôt sec qu’humide, et sa résidencenaturelle n’a pas d’analogie avec les terrains humides du pays de Galles . On con-çoit donc que la race Cheviot, quoique inférieure à celle de Southdown, présente uneréunion de qualités qui peuvent la rendre plus applicable à cette partie de la contrée.Elle est, pour toutes les qualités utiles, bien supérieure à la race indigène, et a étédéjà acclimatée dans des pays plus élevés et moins riches, s’il est possible, que leschaînes les plus hautes des montagnes du pays de Galles .