LE MOUTON.
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RACE SOUTHDOWN.
particulièrement dans les contrées de formation calcaire qu’on l’a généralementadoptée. Elle a remplacé les anciennes races de Berkshire, Ilampshire et Wiltshire ,et, s’étendant vers l’ouest, elle a beaucoup réduit la circonscription de la race àcornes de Dorset . Elle s’est répandue depuis les landes du Surrcy jusqu’aux bruyèresdu Norfolk, déplaçant les anciennes races ou se mélangeant avec elles jusqu’à cequ’elle en eût détruit les caractères distinctifs. Elle a même franchi la limite descontrées de formation calcaire, bien qu’en nombre peu considérable. Elle a pé-nétré dans le comté de Hereford, et partiellement dans celui de Devon, ainsi quedans les parties basses du pays de Galles; enfin, au nord, on la trouve jusque dansle Wcstmorelahd et le Cumberland. Toutefois, au delà des contrées véritablementcalcaires, ou des districts qui les touchent immédiatement et contiennent encoredu calcaire, on ne la trouve plus qu’en petit nombre, ou employée à l’améliorationdes troupeaux de bruyères, communaux ou autres terrains encore occupés par desaces de petits moutons à laine courte. On l’a introduite en Écosse , et élevée avecsuccès dans quelques exploitations; mais, généralement, elle n’a pas fait de pro-grès dans cette contrée, et ne paraît pas devoir y supplanter les races monta-gnardes, plus rustiques, qui y sont acclimatées depuis long-tems.
La prodigieuse extension d’une race aussi perfectionnée que les Southdown peutêtre considérée comme ayant donné d’immenses bénéfices. Bien que son origine d’unpays sec puisse faire supposer qu’elle convient médiocrement à un sol et à un climathumides, elle n’est pas confinée, pour cela, dans d’étroites limites. Elle est douéed’une constitution vigoureuse, peut vivre sur un maigre pâturage, et, par le tassé desa toison, elle peut résister aux variations de la température; elle possède en outre,comme toutes les autres races de moutons, la faculté de supporter facilement leschangemcns de sol et de climat, et l’expérience a même démontré qu’elle peut êtreacclimatée, par degrés, dans des contrées très-différentes de celle dont elle est ori-ginaire. Par le croisement, elle peut être facilement mélangée avec toutes les varié-tés de moutons dont la race des bruyères à tête noire paraît être le type, et améliorercette race elle-même, dans toutes les localités où sa rusticité et son appropriationà une contrée et un climat rigoureux ne doivent pas être préférés à tout perfection-nement des formes et de la toison.
Les moutons Southdown dépouillent environ trois livres (4 lui. 25) de laine lavée;mais, dans quelques troupeaux abondamment nourris, des contrées basses, lepoids des toisons est maintenant de 4 livres au moins (environ 2 kil.). La longueurde la mèche est de 2 1/2 à 4 pouces (6 à 40 centimètres), tandis que celle de l’an-cienne race excédait rarement 2 pouces (environ 5 cent.), et était fréquemmentau dessous de cette longueur. La laine, quoique fine et courte, est un peu rude etcassante, et ne peut jamais être employée convenablement à la fabrication des draps