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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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ANCIENNE RACE LINCOLN.

PLANCHE XVII.

BÉLIER, élevé par M. Jex, de Saint-Germain, près Lynne,

comté de Norfolk.

Les races de moutons qui ont été précédemment décrites sont celles des monta-gnes, des contrées marécageuses, des dunes, enlin des districts les moins fertiles,et la plupart d’entre elles produisent une laine courte propre à la carde. Les racesqui nous restent à décrire ont des caractères entièrement différens, sous le rapportde la conformation, et de la nature de la toison. Elles sont d’une grande taille, etde formes défectueuses, avant d’être améliorées; elles donnent une laine longue,grossière, à filamens raides et non frisés, mais assez douce au toucher, et présen-tant rarement les caractères du jarre ou du poil. Celte espèce de laine, par la rai-deur et la dureté de ses fibres, ne convient pas pour être réduite en fragmens parl’action de la carde, et est toujours, en conséquence, préparée en laine lisse par lepeigne. Si les Iles-Britanniques sont inférieures aux autres contrées, dans la pro-duction des laines fines frisées, elles sont supérieures à toutes pour celle des lainesqui servent à fabriquer les étoffes lisses. Les laines longues des plaines d’Angleterreont été fort estimées de tous teins. Elles étaient autrefois exportées dans les autrespays; mais ce sont aujourd’hui les produits manufacturés qui sont répandus surtous les marchés de l’univers.

Les moutons Longue-laine, d’Angleterre, sont originaires des plaines fertiles;mais on les a naturalisés, depuis long-tems, dans toutes les parties du pays où l’agri-culture permettait de leur fournir une nourriture artificielle suffisante. La pre-mière et la plus grande localité occupée par cette classe de moutons est le joli paysde nouveau grès rouge, qui se trouve au sud de la vallée de la Tees, forme les fertilesvallées d’York et delaTrent, et, s’étendant de cette dernière à l’embouchure de laSevern et au delà, vers le nord, comprend la plus grande partie des comtés deNot-tingham, Leicester, Warwick, Worcester , et une partie du Stafford et du Lancastre,pays de la plus haute fertilité sous le rapport de la production des graminées et