LE MOUTON.
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RACE NEW-LEICESTËR.
formation extérieure d’un animal et son aptitude à s’engraisser promptement. Il sa-vait que cette relation ne dépendait pas de la taille, ni, chez le mouton, de la fa-culté de produire une lourde toison. 11 s’éloignait, en cela, de la pratique de tousles éleveurs de moutons Longue-Laine qui l’avaient précédé, et qui considéraient lataille et l’abondance de la laine comme des propriétés capitales chez les reproduc-teurs. Considérant comme qualités secondaires le poids du corps et le produit dela toison, Bakewell dirigea son attention spéciale sur les signes extérieurs qui dé-notent l’aptitude à donner une plus forte proportion de muscles et de graisse avecla moindre quantité relative d’os et de ce qu’on appelle ordinairement les issues. 11visait aussi, dit-on, à produire la graisse sur les parties les plus estimées; maisc’était seulement une considération subsidiaire et subordonnée àl harmonie géné-rale de la conformation. Perfectionnant successivement ses animaux, par une sé-lection attentive, il continua nécessairement à élever dans sa propre souche, et nese fit aucun scrupule d’unir entre eux des animaux dé la plus proche parenté. Cesystème, suivi avec persévérance, non-seulement rendit permanens les caiactèiesdonnés à ses moutons, qui formèrent une race, dans l’acception propre du mot, maisen outre, il leur communiqua cette délicatesse de formes dont l’expérience démonta;le rapport intime avec l’aptitude à l’engraissement et à la précocité de maturité, queTon peut considérer comme une vieillesse prématurée. La continuation de ce sys-tème pendant un certain nombre de générations, tendait également à rendie les ani-maux plus exigeans sur le régime, plus délicats de constitution aussi bien que deforme, moins prolifiques, et moins capables de fournir, à leurs agneaux, une abon-dante quantité de lait. On ne peut supposer que Bakewell n’avait point obseï vé cesrésultats; mais il paraît les avoir considérés, alors, comme beaucoup moins importans que la faculté de produire la plus grande quantité de graisse dans le temsle plus court, avec la moindre consommation d’herbage et d autre nourrituie. Toutesa pratique démontre que c’était là le seul but qu’il poursuivait, et ses succèsrépondirent au soin et à la persévérance avec lesquels il appliqua ces principes à sapratique. Sa souche fut graduellement connue et appréciée dans la contrée qui 1 avoisinait; mais ce ne fut guère que vingt-cinq ans après, q« elle parvint à ce degié
. , , „ . , „ , , h ^nnent le premier l’idée de louer ses
general d estime qu elle a conserve depuis. Il conçut m
, ... , On nmipi fut tourné en ridicule, entravé
beherspourla saison, au heu de les vendre. Ce piojet mi i
, „ , -o rm.e.'piirs années de labeur qu’il réussi!
par tous les moyens, et ce ne fut qu apies plusieuis
à l’établir comme système régulier. On dit que ses bélieis fuient loués a ou ,
en 1760, à raison de 22 fr. par tête ; mais c’était certainement avant que sa race ar-
. „ . ... „ . 0 i,.,h;nipl depuis celte époque, s’éleva à une
rivât usadermereperfection. Son piix habituel, uiq ^ _
* - /«■( à deux ou trois guinées ( 52 à 80 fr.); mais ce
guinec (26 fr. 2oc..), et, par exception, a oeuA uu , „
. - croissantede son troupeau. En 1784-85,
prix augmenta rapidement aveclaieputanon