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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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le mouton.

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RACE NEW-LEICESTER.

sons de son caractère et de ses habitudes, porte à croire qu’il a dû lui répugner infi-niment de contracter la moindre obligation envers un autre éleveur,- toutefois, il ca-chait avec tantde soin l’origine des moyens employés par lui pour améliorer ses ani-maux, que cela permet de supposer qu’il en avait bien quelque obligation aux tra-vaux de ses contemporains, ou de ses prédécesseurs. Quant à l’opinion qu’il auraitcroisé son troupeau avec des moutons Courte-Laine, il ne reste maintenant aucunepreuve de ce fait. 11 paraît qu’il a fait de nombreuses expériences dans la premièrepériode de son élevage; et il n’est pas impossible qu’il ait pratiqué des croisemenspartiels avec divers animaux qui lui semblaient appropriés à son but, sans avoirégard à leur origine. Une certaine couleur sombre de la peau de la face de ses mou-tons semble favoriser l’opinion qu’il a fait un croisement avec quelques-unes desraces de Dunes ou de Forêts à face brune; mais chacun sait que les anciens Leices-ter, aussi bien que les Soulham-Notts, et quelques autres grandes variétés, pré-sentent quelque chose de cetle particularité. Quant à la délicatesse de conforma-tion, ainsi que la laine courte de la race New-Leicester, on peut expliquer leurexistence sans recourir à la supposition d’un croisement avec quelque race Courte-Laine; ces deux caractères devaient nécessairement résulter du système d’éle-vage que suivait Bakewell. Non-seulement il considérait l’abondance de la lainecomme tout-à-fait accessoire, mais il paraît même avoir entretenu l’opinion que laproduction d’une grande quantité de laine était incompatible avec la faculté de sé-créter beaucoup de graisse, et cette conviction dut nécessairement le conduire àchoisir, comme reproducteurs, des animaux à toison légère. D’ailleurs, les moutonsdes comtés du centre n’ont jamais produit une laine qui fût longue de mèche. Unepartie des comtés de Leicesteret de Warwick se compose de terrains calcaires, fa-vorables à la production des laines fines et courtes ; et la Jaine de l’ancien moutonWarwickshire , notamment, paraît avoir été de même nature, à peu près, que celledes modernes LeiceSter. Toutefois, on ne peut affirmer, d’après les seuls caractèresde la laine des New-Leicester, que la souche primitive de ces animaux n appartenaitpas à une autre race qu’à celle des moutons Longue-Laine des comtés du centre.

Les moutons New-Leicester, quoique plus petits de taille que les races Longue-Laine qu’ils ont remplacées, appartiennent encore, parleur poids, à la classe des.grands moutons. Leurs membres étant plus courts, et leur Gorps plus îond, pluscompact et plus profond que dans les anciennes races, ils ont un poids plus consi-dérable, en proportion de leur volume apparent. Leur taille actuelle vaiie selon lavolonté des éleveurs, d’avoir de grands ou de petits animaux, et avec la fertilité, na-turelle ou acquise, des districts dans lesquels ils sont élevés. En général, on peutdire que les moutons pèsent de 11 à 16 kilogrammes le quartier, lorsqu’ils sont en-graissés dans leur seconde année. La laine est de longueur moyenne, sa mèche a de