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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE COCHON.

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HISTORIQUE.

ut s’échappant sur un arbre, il attend que la troupe, incapable de l’atteindre, passe,laissant ses blessés ou ses morts derrière elle. Les Indiens les tuent avec des flèches,du haut des arbres ou des rochers inaccessibles. On dit qu’ils suivent un chef, etqu’ils s’enfuient lorsqu’il est abattu. M. Schojiburgk, dans le récit de son voyageen remontant la rivière Berbice , nous a donné une description curieuse de la ren-contre qu’il fit de ces animaux. Pendant que ses gens étaient occupés à couper unarbre (mora tree), ils s’aperçurent qu’une troupe de cochons indiens paissait à peude distance de la rivière. Tous les fusils furent immédiatement mis en réquisition,et la petite troupe se mit rapidement à leur poursuite. M. Sciiomburgk lui-même futle premier qui les rencontra dans une mare d’eau bourbeuse, où ils se vautraient ets’amusaient, ayant les jeunes au centre. Quand il fut à quinze pas environ, la sen-tinelle l’aperçut : ses soies se dressèrent, et se tournant vers l’importun, elle cla-quait des dents; au même moment elle tomba, percée d’une balle. Le voyageurdonne une description parfaite du bruit, de la course précipitée, du claquementdes dents de la bande tout entière, qui cherchait sa sécurité par une fuite rapide,dans une direction opposée. Ils furent poursuivis par les gens de M. Sciiomburgk,qui resta seul et sans armes à attendre leur retour. Peu de tems s’était écoulé,lorsqu’il entendit un grand bruit qui semblait s’approcher à travers le taillis;le grognement bien connu, ainsi que le claquement de dents, ne lui laissèrent bien-tôt plus de doute sur la cause de ce bruit : la bande s’était divisée, et une partievenait directement à lui. Seul, et ne possédant pas même un couteau pour se dé-fendre, il eut à peine le tems de grimper sur les premières branches d’un arbrequand ils passèrent en courant, leurs soies raides dressées, et rasant presquele sol avec leurs groins. 11 dit qu’ils passèrent comme un tourbillon, et avant qu’ileût recouvré sa présence d’esprit, il les entendit plonger dans la rivière et nager versla rive opposée (1).

Ces petits cochons ne s’accouplent pas avec la race commune, et n’avaient pasété apprivoisés par les habitans. Ils sont bien inférieurs, pour l’usage des ménages,aux cochons d’Europe, qui furent introduits par les Espagnols , se sont répanduspartout où les colons européens ont formé des établissemens, et même jusque dansles forêts, où ils ont multiplié dans l’état de liberté.

Dès les tems les plus reculés, le cochon a été assujetti à la domesticité, et l’ori-gine indubitable des races domestiques d’Europe et de la plus grande partie decelles d’Asie et d’Afrique, sinon de toutes, est le Sanglier , Sus aper (2). Cet animalredoutable semble formé par la nature pour l’usage de l’homme ; et il n’est pas sur-it' Ménageries. Lïb of ent. know., vol. III.

(2) Sus scrophn ()e Linné , Cuvier , Ce.