LE COCHON.
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ANCIENNE RACE ANGLAISE.
indiqués par la planche. Sa forme est grossière; les os sont gros et les membreslongs; le dos est étroit et arqué, l’épaule basse, la tète longue, les oreilles larges ettombantes. En un mot, elle présente réunis tous les caractères que les éleveurs s’ap-pliquent maintenant à éviter. Cependant, malgré tous leurs défauts, ces animauxpossèdent une propriété fort importante : les femelles sont très-fécondes et excel-lentes nourrices; en les croisant avec les races supérieures, comme celles de laChine ou du Berkshire, les produits du premier croisement donnent toujours de très-bons résultats, réunissant à la taille de leur mère l’aptitude plus grande à l’engrais-sement qui caractérise la race du mâle. Ainsi, quoique cette race soit d’un entre-tien onéreux en elle-même, on peut considérer les truies comme les plus avanta-geuses à conserver comme portières.
Dans les comtés d’YoRK, de Lincoln, de Norfolk et autres de l’est, il y a desraces blanches, de grande taille et à oreilles pendantes, qui ont été plus ou moinsaméliorées, mais presque toutes modifiées par diverscroisemens. Le comté de Suf-folk a été long-tems renommé pour la grande quantité de porcs qu’il envoyait surles marchés de Londres notamment, et la race blanche du, Suffolk a joui de bonneheure d’une grande réputation. Cette race, néanmoins, a été croisée et recroiséeavec les chinois, de manière à approprier sa taille aux exigences des consomma-teurs. La race d’Essexn été croisée de la même manière avec les races plus petites,pour diminuer sa taille et augmenter la délicatesse de sa chair. Cette race est parti-culièrement renommée pour la beauté de sa peau et la douceur de son poil.
Le même système de croisement a été appliqué à toutes les anciennes races deNorthampton, de Shropshire, de Ilampshire et de Rudgwick; cette dernière, originaired’un village de ce nom, situé sur les limites du Sürrey et du Sussex , produisait lesplus grands cochons de toute l’Angleterre et peut-être du monde entier. La race deHampshire était aussi très-renommée par sa grande taille et son aptitude à donnerdu lard; mais les caractères distinctifs de ces différentes races ont été plus ou moinseffacés, en sorte qu’il serait difficile de trouver aujourd’hui les races décrites parles anciens auteurs. On peut dire qu’en général toutes les races de ces contrées ontdiminué de taille, et pris insensiblement les mêmes caractères.
Les grandes races de cochons à oreilles tombantes ne sont pas particulières à laGrande-Bretagne; on en rencontre de semblables en Hollande, en Belgique , enAllemagne et en France , où elles ne sont pas moins éloignées du type naturel. Lescochons normands, entre autres, sont de la race la plus grande, et ressemblentbeaucoup aux anciennes races des contrées du sud et du sud-est de l’Angleterre.Ils sont généralement blancs, quoique ce caractère varie selon les localités et lemode de traitement. Les agriculteurs de la France ont reconnu, comme ceux del’Angleterre, l’avantage de sacrifier un peu le volume de ces races aux propriétés