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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

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IIISTOUIQUE.

l’Afrique . Les Perses, bien que constituant une nation de cavaliers, apportent beau-coup de soin à l’élevage d’un animal si convenable dans un pays aride et couvertde rochers. Ils en ont différentes races : les unes, très-étoffées, et destinées àporter ou à traîner des fardeaux; les autres, plus sveltes, et réservées commemontures. En Syrie et dans l’Asie-Mineure, on rencontre de beaux ânes em-ployés dans les voyages et pour la culture des terres. Dans les déserts arides del’Arabie, l’âne partage avec le chameau la charge de transporter les tentes et lesmarchandises des tribus voyageuses, les richesses de la caravane ou même levoyageur solitaire. En Barbarie et en Egypte , on trouve une espèce d’âne fort agile.Au Caire , on voit en un grand nombre tout équipés pour être loués, et tenantlieu, dans ce pays, de nos voitures de place. Leurs propriétaires les traitent aussibien que les chevaux; ils sont pansés avec soin et nourris avec de la paille hachée,des fèves et de l’orge. Ils sont en bon étal, gais, et les animaux les plus sûrs que l'onpuisse monter. Leur pas ordinaire est l’amble; ils portent avec rapidité et sansfatigue leurs cavaliers d’un endroit à un autre dans la populeuse cité. Les ânes descaravanes de l’intérieur arrivent fréquemment en Egypte ; après avoir porté leurmaître pendant soixante jours et plus à travers le désert, ils sont aussi frais ques’ils n’étaient partis que de la veille. C’est dans des cas semblables qu’on apprécieles services de ce précieux animal, et qu’il échappe au mépris dont on l’accabledans presque tous les pays.

Parmi les ânes d’Europe, ceux de la Grèce, de l’Italie et de l’Espagne ont jouipendant long-tems d’une haute réputation pour leurs qualités supérieures. La Grèce se procurait les races d’Asie par la mer Noire et la mer Caspienne . Les ânes d’Ar-cadie ont été vantés par les anciens auteurs; ceux de Cappadoce passaient pourn’être point'au dessous de la race grecque. Les ânes de la Grèce moderne et desîles de l’Archipel , bien que traités avec la négligence qui accueille toute chose utiledans ces pays, sont encore de beaucoup supérieurs à ceux du nord de l’Europe . LesRomains apportaient le plus grand soin à l’élevage de l’âne; sous les empereurs,on payait des sommes énormes pour avoir les races les plus fines et les plus belles.L’Italie produit encore des ânes d’une bonne nature; mais c’est en Espagne qu’ontrouve le type le plus distingué. Un grand nombre, dans ce pays, n’ont pas moinsde quinze palmes (l m ,5 environ) de haut; leur force est proportionnée à leurtaille; leur tète est fine. Les relations de ce pays avec l’Orient et l’Afrique ont sansdoute appelé l’attention sur cette espèce; l’usage si répandu des mules a faitapporter le plus grand soin dans le choix des étalons. Les ânes, en Espagne , sontplus nombreux que les chevaux.

Au Nouveau-Monde, l’âne, ainsi que tous les animaux domestiques de l’Ancien-Continent, a trouvé un emploi conforme à sa nature. Quelquefois on s’en sert