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LE CHEVAL.
HISTORIQUE.
les plaisirs de l’homme, puisqu’il échappe à son pouvoir. 11 s’accouple avec lajument; le produit qui en résulte ressemble à la mule.
Le Couagga est plus grand que le zèbre; sa hauteur au garrot est de quatre piedset demi (l m ,372 environ ); son corps est plus arrondi ; ses membres sont robustes;son col arqué est entouré d’une longue crinière droite, mélangée de bandes alterna-tivement brunes et blanches; ses oreilles, d’une moyenne longueur, sont marquéesde deux bandes irrégulières; sa queue est semblable à celle du cheval et porte delongs crins flottans; la couleur de sa tête,de son cou et de la partie supérieuredeson corps est d’un brun rouge sillonné de bandes plus foncées. Les raies s’amoin-drissent de plus en plus, jusqu’à ce qu’elles disparaissent sur ses épaules; unegrande ligne noire s’étend le long du dos; la couleur brune de celte partie du corpsdevient graduellement plus pâle vers les parties inférieures; le ventre, les jambeset la queue sont blancs.
Cet élégant petit cheval habite les plaines de l’Afrique méridionale , dans la mêmezone géographique que le zèbre, et s’étend à des distances inconnues dans l’inté-rieur. On le trouve dans le territoire du Cap; mais l’usage des armes à feu en a sin-gulièrement diminué le nombre, et l’a refoulé au delà des élablissemens. A l’inté-rieur,on le rencontre en troupeaux considérables qui se répandent partoutoù l’herbeet l’eau abondent. Toutes les peuplades de l’Afrique lui font la chasse pour sa chair.
Le couagga est d’un caractère bien plus souple que le zèbre. Les Hollandais, quihabitent le Cap, l’ont quelquefois dompté pour en faire une bête de trait. Sparmann envit un que l’on conduisait dans les rues de la ville du Cap au milieu d’un attelage decinq chevaux; un autre, qui avait été pris jeune, était tellement apprivoisé, qu’il selaissait caresser par ceux qui l’approchaient. M. Griffith dit qu’on voyait, il y aquelques années, àHyde-Park, dans la belle saison, un couple de couaggas attelés àun char, et aussi dociles aux guides que deschevauxbien dressés. Ainsi, ce bel animalest susceptible de domesticité, et peut être employé à tous les services qu’on exigedu cheval dans les contrées arides et sauvages qu’il habite. Si l’Afrique n’étail paspeuplée d’hommes dont l’intelligence est encore dans l’enfance, on serait surprisque cet animal, qu’on peut regarder comme le cheval naturel de l’Afrique méridio-nale , n’ait pas été depuis long-tems réduit en domesticité. On s’étonne avec encoreplus de raison de ce que les Européens qui habitent la colonie du Cap ont négligéde soumettre un animal si facile à se procurer. Il est juste de dire, toutefois, que cesapathiques colons ont montré la même indifférence à l’égard des autres animaux quipouvaient apporter quelques facilités à leur commerce. Ils n’ont introduit ni le cha-meau, si propre aux longs voyages dans les pays de sable, ni la mule qui, sansaucun doute, l’emporte de beaucoup sur le bœuf pour le irànsport des marchandises.