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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

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HISTORIQUE.

pays qui sont renfermés dans l’espace compris entre l’Euphrate et le golfe Persique ,11 e possédaient point de chevaux réduits en domesticité. Ces pays ont évidemmenttiré ceux qu’on y a vus depuis, non pas du sud, mais bien delà grande patrie deschevaux , au nord. C’est par suite de leur voisinage de cette région du cheval queles Assyriens et les Modes ont été des peuples conquérans et cavaliers. Tout porte àcroire que ce fut de la même source que les peuples du nord de la Syrie tirèrent leschevaux avec lesquels ils vinrent au devant de Josué et de l’infanterie juive. Noussavons encore, par d’autres documens, que l’Asie-Mineure, dans les premiers teins,étaitégalementun pays de chevaux; oiiytiraitccs animaux du nord et non pas dusud.

Les chevaux d’Afrique se distinguent de ceux d’Asie par leurs membres allongés,leurs reins moins larges, et par l’angle facial plus convexe. Ils ressemblent davan-tage au poulain qui accompagne sa mère, qu’au cheval fait de l’Asie occidentale.Ils sont très-rapides à la course et supportent patiemment la faim et la soif. Ils ontl’allure libre et gracieuse, et rappellent à l’observateur qui a suivi les mouvemensd’un poulain, cette vitesse tout-à-fait hors de proportion avec la force du jeuneanimal. C’est en Nubie et dans les déserts environnans qu’on rencontre la raced’Afrique la mieux caractérisée. Plusieurs voyageurs ont traversé le pays de D 011 -gola, situé à 20° de latitude nord, et ont décrit les chevaux qui s’y trouvent. Ils sontpour la plupart de couleur noire, ou noirs avec les jambes blanches. Ils ont envi-ron seize palmes (l m ,625), et, contrairement aux chevaux d’Asie , leur hauteursurpasse leur longueur depuis le cou jusqu’à la queue. Les voyageurs affirment queces chevaux forment la plus belle cavalerie du monde. Bruce, qui était un habileécuyer, en parle avec admiration, et dit qu’ils sont dociles et pleins d’ardeur.Bossmann est du même avis, il ne tarit pas d’éloges sur leur beauté, leurs propor-tions et leur caractère docile et affectionné. Quelques-uns se vendent des prixénormes au Caire ; ils sont devenus communs dans cette ville, beaucoup de per-sonnes préférant leur allure rapide au pas du cheval arabe. On en voit un certainnombre dans les écuries du pacha. Un voyageur moderne dit qu’ils ont le regarddoux et qu’ils ne donnent nullement l’idée d’un animal de fatigue et de service; cerenseignement concorde parfaitement avec la conclusion que nous aurions tirée deleur conformation extérieure. 11 n’en demeure pas moins fort étonnant que cetterace, remarquable par sa taille et sa force, provienne d’un des pays les plus pauvresdu globe. Le cheval arabe, à la même latitude, dépasse à peine la taille d’un poney,ce qui nous porte à croire que le cheval d’Afrique diffère du cheval d’Asie , puisque,à l’exemple de la race nègre, chez l’homme, il atteint son niaximum de développe-ment dans des conditions de température et de végétation entièrement différentes decelles qui favorisent l’accroissement de l’espèce d’Asie . On ignore jusqu’où s’étendcelte race remarquable de chevaux dans les régions brûlantes de l’intérieur; ces