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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

HISTORIQUE..

pays, dailleurs, nous sont mal connus; mais tout porte à croire, daprès les récitsdes voyageurs, que les chevaux des contrées qui sétendent à louest ont la mêmelégèreté de corps et la même vigueur musculaire. Les voyageurs qui ont visitérAbyssinie, pays de montagnes, et partant favorable à la production des petites racesde chevaux, parlent de ceux de cette contrée comme ayant autant dardeur et devitesse que ceux des déserts de la Nubie . Bruce décrit un cheval noir quil montaitlui-même; il vante beaucoup ses qualités. 11 est probable que les chevaux dAfrique ,quand on séloigne du centre, sécartent du type originel. En passant par les régionssans bornes de lÉthiopie , du côté du sud, le cheval semble disparaître ; vers les paysde la côte de Guinée, qui ont un caractère tout différent des déserts de la Nubie ,il dégénère. Mais nous savons que le cheval existe en grand nombre dans toutlintérieur, depuis la mer Rouge jusquau golfe de Bénin ; partouton sen sert pour laguerre, les fêtes dapparat, et pour propager la race. Les chevaux dAfrique , aveclesquels nous sommes plus familiarisés en Europe , et dont le sang a été fortementmêlé à celui des chevaux du sud de lEurope et même de lAngleterre, habitent lescontrées situées au nord du désert de Sahara . On les nomme barbes; ils se trouventdans les royaumes de Fez , de Maroc , et dans tous les pays de lEst, jusquaux dé-serts de la Lybie qui bordent lÉgypte .

Le pays des chevaux barbes se rapprochant de lEurope par sa position géographi-que, on peut en conclure, ainsi que cela a lieu pour lespèce humaine, que celterace présente plus danalogieavec celles de lEurope . Cette ressemblance sest encoreaccrue par les nombreux croisemens qui ont été pratiqués depuis les tems les plusanciens, dabord au moyen des colonies phéniciennes, ensuite par la longue domina-tion exercée par les Romains sur ce pays et surtout par les conquêtes des Arabes , quisy établirent par la force des armes et qui forment aujourdhui la majeure partiede ses habitans. Toutefois, malgré ces croisemens, le caractère des chevaux deBarbarie révèle dune manière évidente leur origine africaine. Ils ont environ qua-torze palmes et demie de haut (4 m ,47); ils sont suffisamment larges au milieu ducorp's; mais ils ont le ventre relevé et présentent cet aspect particulier de chienslévriers qui caractérise la race. Leur cou est long et bien fait; leur tête assez fine; lechanfrein presque convexe; leurs épaules obliques et leur garrot mince et bien pris.Leurs membres, quoique longs et délicats, sont vigoureux; leurs paturons sont obli-ques, et leurs pieds sont bien conformés. Ils sont coquets et pétulans, et bienquurt peu négligés dans leurs allures, leurs mouvemens sont pleins de grâce.Comparés au cheval araire, ils sont plus doux, mais moins endurans; on nap-porte pas les mêmes soins à leur production et à leur éducation. Les Maures, bienquadmirables cavaliers, sont cruels pour leurs chevaux, comparativement auxArabes et aux habitans de lAsie occidentale. Ils se servent de mors très-durs, et

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