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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

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HISTORIQUE.

leurs étriers tranchans font l’office d’éperons. Ges contrées étaient autrefois habi-tées par les Mauritaniens, les Numides, les Gétules et autres peuples cavaliers.Leurs coursiers étaient déjà renommés pour leur vitesse lorsque le cheval d’Asie futintroduit en Syrie , et mille ans avant que les soldats cOnquérans du prophètefussent sortis de leurs déserts. Sous l’empire romain, on les introduisit en Italie pour donner plus de vitesse aux chevaux destinés aux courses du cirque. Ils furenttrès-largement croisés avec les chevaux de la Sicile et de l’Espagne , et plus tardils contribuèrent à donner au Cheval de Race de l’Angleterre les caractères quilui sont particuliers. Les plus beaux chevaux de la Barbarie ont été tirés des paysde la côte de Fez, Maroc et Tripoli . Ceux de l’intérieur, sur les contins du granddésert, ont, dit-on, moins de taille et supportent admirablement la faim, la soifet le travail. Dans les montagnes de l’intérieur du Maroc , quelques-uns de ceschevaux sont nourris exclusivement avec du lait de chameau; ils sont à touteépreuve contre la fatigue; mais ils languissent et meurent lorsqu’on les transportedans les pays voisins de la mer et qu’on ne leur donne plus leur nourritureaccoutumée.

En quittant les pays qu’habite le cheval rapide de l’Afrique pour les contréesdu Pont-Euxin et de la mer Caspienne , qu’on peut regarder comme une autrerégion centrale de l’espèce, on trouve cet animal élevé dans des conditions diffé-rentes et avec des caractères également distincts. Là, sa conformation est robuste,sa poitrine plus large et ses membres plus musculeux. Ilest supérieur en force aucheval élancé d’Afrique ; mais il lui est inférieur en vitesse. Son port est plus fier,son aspect plus noble. Il peut résister à des fatigues que ne supporterait pas le chevald’Afrique ; mais il demande plus de nourriture et dépérirait si on ne lui donnait quela ration dont ce dernier se contente. Cette race est arrivée à un haut degré de per-fection dans les contrées situées près du Pont-Euxin et de la mer Caspienne , dansles montagnes du Caucase, de l’Arménie et dans les autres parties de l’Asie-Mineure.Les Circassiens, parmi les Asiatiques occidentaux, se font remarquer par l’excel-lence et la beauté de leurs chevaux. Ces montagnards belliqueux ont une race d’élitedont ils font le plus grand cas; ils en distinguent les animaux par des marquesparticulières, telles qu’un fer de cheval, une flèche, une lance; ils punissent lacontrefaçon de ces marques de la peine de mort. Les Turcomans possèdent unerace d’une grande vigueur, très-propre pour la guerre et la chasse; il en est demême des Kurdes, qui ont su, jusqu’à ce jour, conserver leur liberté. C’est de ces paysque les Turcs ont tiré cette magnifique cavalerie avec laquelle ils ont soumis lesnations voisines. En remontant à des tems plus heureux, alors que l’Asie-Mineureétait couverte de villes et de monumens, on trouve que la production des chevauxformait une de ses principales richesses. L’Arménie fournissait de mules et de che-