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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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HISTORIQUE.

vaux les princes commerçans de Tyr el de Sidon ; plus tard, Végétius et dautresécrivains citaient les chevaux de cette contrée comme une race ayant de la tailleet de la beauté. Environ mille ans avant lère chrétienne, Homère parlait des che-vaux de ce pays comme danimaux quon attelait aux chars des héros; et plus tardceux de la Cappadoce , de. la Phrygie et des états voisins fournissaient les coursiersqui- devaient disputer les prix dans les jeux olympiques. Aujourdhui, les fertilescontrées de lAsie-Mineure sont stériles et désolées; la gloire de vingt nations apassé comme un songe ; des siècles de barbarie ont profané ce beau pays et ne nousont laissé que le souvenir de son ancienne splendeur; les arts en ont disparu avecles palais de ses rois et les tombeaux de ses héros. Si leurs nobles chevaux survi-vent encore à ces ruines, bien que dégénérés, cest que la tyrannie de lhomme napas tout-à-fait effacé la trace des bontés de la nature à légard de la production ani-male. Tous les chevaux qui appartiennent à ces contrées peuvent varier en force<ît en taille, suivant la fertilité des pays ils vivent; mais toujours ils présententles caractères généraux qui les distinguent.

Du côté du sud, on entre dans les déserts de la Syrie et de la Mésopotamie etdans les solitudes arides de lArabie . De toutes les contrées de lOrient, cest celledernière qui est la plus renommée pour ses chevaux. Ce pays sauvage et stérilesemble toutefois nêtre en possession du cheval que depuis les derniers lems de sonhistoire. Le chameau, le bœuf, le mouton, la chèvre faisaient autrefois, commeaujourdhui, la principale nourriture de ses peuples. Le cheval paraît ne sêtre in-troduit chez eux que lorsque leurs mœurs sont devenues plus vagabondes. Leurcontact avec la Perse et les contrées du cheval, au Nord, leur permit de se procurercet animal; ils le recherchèrent comme nous voyons, dans les tems modernes, lessauvages acheter des armes à feu pour sen servir à leur défense, ou plutôt à leurdestruction mutuelle. Rien ne nous apprend à quelle époque les Arabes commen-cèrent à se servir de chevaux; mais il paraît quils étaient fort rares dans le paysavant lère chrétienne, et même, sous le règne de Tibère César , Strabon constateque dans le sud de lArabie , alors appelée Arabie-Heureuse, il nexistait ni mulesni chevaux; quant au nord de lArabie , appelée Arabie-Déserte, il dit quil ny avaitpas de chevaux, et que ies chameaux en tenaient lieu. Les belliqueux successeursde Mahomet devinrent cavaliers, et soumirent à leur domination les contrées ducheval à lest; mais, jusquà lavènement du prophète, les chevaux étaient fortrares dans le pays. Lorsquil marcha sur la Mecque pour tirer vengeance de sesennemis, il navait que deux chevaux dans son armée, et sur la liste du butin dontil sempara, on voit figurer des chameaux, des moutons, de largent, des hommescaptifs, et pas un seul cheval. Mais quand une fois cet animal eut pris place parmiles animaux domestiques de ce peuple nomade, il y fut élevé avec un soin particu-

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