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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CIIEVAL.

DES DIFFÉRENTES ESPÈCES DE CHEVAUX.

lis ont perdu beaucoup de leur ancienne réputation. L’usage de leur faire porter desfardeaux dans leur jeune âge et avant qu’ils aient atteint leur développement lesrend ensellés et détériore leurs formes.

On n’apporte aucun soin dans leur reproduction, et après que les marchands ontmis à part les meilleurs, ce qui reste, privé d’un bon régime, s’abâtardit et dégé-nère; de telle sorte qu’il est difficile de trouver aujourd’hui un poney passabledans une contrée où, il y a quelques années encore, ils étaient très-nombreux. Cequ’on aura peine à croire, c’est que tout récemment des marchands en achetèrentun grand nombre pour les engraisser et les vendre comme du bœuf irlandais.Cependant la demande de cette espèce, en sujets d’élite surtout, est encore assez con-sidérable pour attirer l’attention des éleveurs, et ces animaux deviendraient certai-nement une source de richesse pour le pays, si on voulait bien donner à leur amé-lioration les soins les plus ordinaires. 11 est pénible d’avoir à constater que l’état dela plupart de ces îles est loin d’être en voie de progrès, quoique les communicationsnombreuses au moyen de la vapeur soient éminemment propres à encourager leurindustrie et leur prospérité : l’absentéisme produit, comme la division des fermesen misérables cottages, les mêmes résultats que dans l’Irlande . La même espècede chevaux se trouve aussi dans les parties avoisinant le Àrgyleshire, mais modi-fiée par son séjour dans les pâturages élevés et couverts de bruyères des mon-tagnes ( highlands) du Centre et du Nord. La couleur dominante de ces chevaux estun vilain noir brunâtre. Ils ont le poil abondant, les membres robustes et les pâtu-rons courts. Les pieds sont bien faits et sûrs; leur marche solide au plus hautdegré. Ils semblent toul -à-fail formés pour gravir des montagnes, et se frayent unpassage à travers les marais et les marécages, avec une sagacité merveilleuse; maisils sont lents, paresseux et entièrement dépourvus du feu et de l’ardeur qui distin-guent les chevaux arabes, barbes, et tous les chevaux des climats chauds. On entransporte des quantités considérables dans les basses terres, où ils sont estimés,parce qu’ils peuvent exister avec une très-petite quantité de nourriture et qu’ilsréclament fort peu de soin.

Les montagnes du pays de Galles produisent aussi une race de petits chevaux quis’accommode de ce pays élevé et pauvre en herbage.

Les Gambro-Briûsh (les Cambriens) faisaient reposer principalement leurs moyensde défense sur leur infanterie. Ils négligeaient les chevaux et ne paraissent pas s’êtredistingués comme cavaliers dans le pays montagneux qu’ils défendirent si vaillam-ment. Cependant nous trouvons dans leurs chroniques quelques détails curieuxconcernant leurs chevaux. Hywelda ou Howell, surnommé le Bon, qui vécut dansle dixième siècle, daigna diriger lui-même tout ce qui avait rapport à sa maison et àl’économie générale. 11 fixa le prix de tout ce qui s’achetait et se vendait dans son