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LE CHEVAL.
DES DIFFÉHEMES ESPÈCES DE CHEVAUX .
trouve aussi dans les hautes terres d’Exmoor une race semblable, mais un peu pluspetite. Ces petits chevaux sont couverts d’un poil long et touffu, et vivent dans unétat presque sauvage. Lorsqu’ils sont en liberté, et qu’on veut les saisir, ils fuientdans les parties montueuses, sautant à travers les rochers, et bondissant même par-dessus les personnes qui les poursuivent lorsqu’ils se voient cernés. La nouvelleforêt de Hampsliire, que Guillaume-i.e-Conquérant convertit en terrain de-chasse,après en avoir chassé les malheureux habitans, et fait brûler les villes, les villageset les églises dans un espace de plusieurs milles, a pendant long-tems produit unerace de poneys dont il existe encore des individus. Ils sont laids, ont une grossetête, le cou court ; mais ils sont courageux, ont le pied très-sûr, et s’élèvent ou s’en-tretiennent sans soin. Il y avait anciennement, dans les forêts qui couvraient la plusgrande partie de l’Angleterre, diverses espèces de chevaux dont la force et la tailleétaient en rapport avec la qualité et l’abondance des pâturages. On en trouvaitquelques-uns de la taille des poneys, ayant moins de douze palmes de haut;d’autres atteignaient quatorze palmes, et, dans des cas beaucoup plus rares, quinzepalmes. Leurs formes étaient grossières et leurs membres courts et velus ; ils étaientcapables de supporter le travail le plus fatiguant; mais tout-ù-fait dépourvus devitesse. C’est de celte espèce de chevaux que provenaient les anciens chevaux de bâtdont on se servait dans le pays avant que les routes ne fussent construites, et mêmetrès-avant dans le siècle dernier. Ces animaux formaient la majeure partie des che-vaux de selle et de trait. On trouve encore dans le pays de Cornvvall et les autrescontrées montagneuses de l’Angleterre un grand nombre de ces chevaux d’espècecommune. Dans la partie supérieure du Devonshire , ils sont toujours employés àporter des fardeaux. Ils sont nombreux aussi en Irlande et dans plusieurs parties del’Ecosse . Iis se rapprochent par leurs formes des chevaux de ces îles, avant qu’ilseussent mêlé leur sang avec celui des belles races barbes et orientales.
Il y existait encore une espèce de chevaux qui différait des chevaux communs debât par leur légèreté et l’élégance de leurs formes; on les appelait Galloways. Ilsétaient d’une taille plus grande que les poneys et étaient très-estimés pour leuractivité. Us provenaient des pays voisins du Solvvay, et l’on a toujours pensé qu’ilsavaient él.é améliorés par le mélange des chevaux échappés au naufrage de l’Ar-mada. Rien cependant ne vient corroborer celte tradition, et il est même certainque les chevaux de Galloway étaient déjà très-estimés long-tems avant l’expéditionde l’Armada. La nature du pays au sol montagneux et couvert de bruyères, maispourvu d’une certaine fertilité, peut contribuer à produire une race de poneys d’unetaille plus grande, et il n’est pas besoin d’expliquer la présence d’une race plus déve-loppée par l’intervention d’un lignage étranger ; ainsi ce même pays produit uneespèce de bestiaux plus forte que celle des montagnes plus élevées et qui est cependant