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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

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DES DÎFFÉUEXTE5 ESPÈCES DE CHEVAUX.

cas tout dépend, comme pour le cheval, de laccord harmonieux des diversesparties, iLesl rare que lorsque les formes des père et mère nont aucun rapportentre elles, ces mêmes qualités puissent sassocier et se fondre assez intimementpour produire un individu bien proportionné. Une autre erreur, très-commune en-core, consiste dans: le peu dattention donnée à la constitution et à la santé de lajument poulinière. Une jument qui nest propre à aucun autre usage est considéréetrop aisément par beaucoup de personnes comme assez bonne pour pouliner ; et deproviennent ces animaux défectueux tout-à-fait impropres au service auquel on lesdestine. Dans ce cas même, il est vrai, le hasard peut faire quelque chose en faveurde léleveur ignorant et négligent; mais il y a tout lieu de croire que le poulainhéritera des défauts de sa mère et sera par conséquent de peu de valeur.

Une intelligence plus éclairée de la part des acheteurs et des éleveurs pourraitprévenir ces méprises. Si léleveur possédait les connaissances suffisantes des prin-cipes et de la pratique de lélevage, il éviterait de faire des croisemens mal rai-sonnés, demployer des jumens poulinières impropres à la production des animauxquil veut obtenir. Lacheteur, de son côté, refuserait dacheter des animaux quimanqueraient de cette harmonie dans leurs formes et leur constitution, sans la-quelle il est impossible dexiger du cheval les services que lon attend de lui. Lesdéfauts les plus marquans dune grande quantité de nos races de chevaux demi-sangsont le manque de profondeur dans la poitrine, laplatissement des côtes et latrop- grande longueur apparente des membres. Ces chevaux, désignés sous lenom de Weedy, forment la pire espèce des chevaux de selle de tous les pays delEurope . Ils sont, pour la plupart, assez ardens; mais ils manquent de force eidepersévérance, et quoiquils puissent avoir lallure libre et aisée, ils ont habituelle-ment les membres faibles et peu sûrs. Grand nombre dentre eux sont chaque annéeélevés et amenés aux différons marchés, et le résultat démontre clairement quilsne valent pas la moitié de largent que lon a dépensé pour lès nourrir.

Le nombre des chevaux élevés et entretenus dans les Iles-Britanniques est fortgrand. Les transactions auxquelles ils donnent lieu sélèvent à un chiffre considéra-ble, et lintérêt général démontre clairement quon en doit soigner les races avecsoin. Daprès les rôles des contributions directes, il paraît que le nombre total deschevaux, en Angleterre, en Écosse ètdans le pays de Galles , sans compter les pou-lains, les chevaux de cavalerie et beaucoup dautres qui échappent aux contribu-

tions, est de. . . .. 844,505

En Irlande , lon ne paie pas de contributions directes, on peutestimer de nombre des chevaux à. . . . . .. 400,001)

1,244,505

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