LE CHEVAL.
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DES DÎFFÉUEXTE5 ESPÈCES DE CHEVAUX.
cas où tout dépend, comme pour le cheval, de l’accord harmonieux des diversesparties, iLesl rare que lorsque les formes des père et mère n’ont aucun rapportentre elles, ces mêmes qualités puissent s’associer et se fondre assez intimementpour produire un individu bien proportionné. Une autre erreur, très-commune en-core, consiste dans: le peu d’attention donnée à la constitution et à la santé de lajument poulinière. Une jument qui n’est propre à aucun autre usage est considéréetrop aisément par beaucoup de personnes comme assez bonne pour pouliner ; et de làproviennent ces animaux défectueux tout-à-fait impropres au service auquel on lesdestine. Dans ce cas même, il est vrai, le hasard peut faire quelque chose en faveurde l’éleveur ignorant et négligent; mais il y a tout lieu de croire que le poulainhéritera des défauts de sa mère et sera par conséquent de peu de valeur.
Une intelligence plus éclairée de la part des acheteurs et des éleveurs pourraitprévenir ces méprises. Si l’éleveur possédait les connaissances suffisantes des prin-cipes et de la pratique de l’élevage, il éviterait de faire des croisemens mal rai-sonnés, d’employer des jumens poulinières impropres à la production des animauxqu’il veut obtenir. L’acheteur, de son côté, refuserait d’acheter des animaux quimanqueraient de cette harmonie dans leurs formes et leur constitution, sans la-quelle il est impossible d’exiger du cheval les services que l’on attend de lui. Lesdéfauts les plus marquans d’une grande quantité de nos races de chevaux demi-sangsont le manque de profondeur dans la poitrine, l’aplatissement des côtes et latrop- grande longueur apparente des membres. Ces chevaux, désignés sous lenom de Weedy, forment la pire espèce des chevaux de selle de tous les pays del’Europe . Ils sont, pour la plupart, assez ardens; mais ils manquent de force eidepersévérance, et quoiqu’ils puissent avoir l’allure libre et aisée, ils ont habituelle-ment les membres faibles et peu sûrs. Grand nombre d’entre eux sont chaque annéeélevés et amenés aux différons marchés, et le résultat démontre clairement qu’ilsne valent pas la moitié de l’argent que l’on a dépensé pour lès nourrir.
Le nombre des chevaux élevés et entretenus dans les Iles-Britanniques est fortgrand. Les transactions auxquelles ils donnent lieu s’élèvent à un chiffre considéra-ble, et l’intérêt général démontre clairement qu’on en doit soigner les races avecsoin. D’après les rôles des contributions directes, il paraît que le nombre total deschevaux, en Angleterre, en Écosse ètdans le pays de Galles , sans compter les pou-lains, les chevaux de cavalerie et beaucoup d’autres qui échappent aux contribu-
tions, est de. . . .. 844,505
En Irlande , où l’on ne paie pas de contributions directes, on peutestimer de nombre des chevaux à. . . . . .. 400,001)
1,244,505
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