LE CLEVELAND-BAY.
PLANCHE VI.
ÉTALON issu de Catfos, père de Bay Clifton; sa mère issue deRainbow, appartenant à M. Agrès; élevé par M. Robertson, deNaperton, Holderness.
En traversant l’Humber, nu nord, on voit s’opérer un changement remarquabledans la forme et les qualités des chevaux ordinaires de ce pays. Les chevaux noirs,dont l’espèce occupe le centre et le sud de l’Angleterre, à l’est, à l’ouest du Lin-colnshire, font place à une race d’une couleur brune et plus claire, moins massive,et dont les formes annoncent plus de vivacité et d’énergie. Ce changement se faitremarquer dans tout le Yorskshire, le Durham , le Northumberland et au-delà dela Tweed .
Quand on compare les côtes de la Grande-Bretagne avec celles du continent op-posé, on trouve entre elles une ressemblance frappante sous le rapport de leurconstitution géologique et de leurs productions animales et végétales. Le long de laManche, depuis Land’s End jusqu’à Douvres , le pays semble reproduire jusqu’auxéchancrures de la côte française qui lui fait face. Allant vers le Nord, les pays platset les alluvions des côtes orientales de l’Angleterre correspondent tout-à-fait auxbasses terres de la Belgique et de la Hollande. Les marais du Zuyderzée semblentse retrouver dans les marécages de Lincoln, et dans ces deux localités les chevauxse ressemblent jusque dans la couleur de leur poil. Le pays qui s’étend depuisl’Humber, en allant vers le Nord, correspond aux possessions danoises de Holstein ,du SIeswicket du Julland, et chaque pays produit des chevaux grands et forts lors-que les circonstances favorisent le développement de leurs formes. Nous pourrionscontinuer le parallèle jusqu’aux montagnes granitiques de la Norwége et lesHighlands écossais.
Le pays depuis la Tweed jusqu’à l’Humbcr, portion de ce qui autrefois formait