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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

LE CLEVELAND-BAY.

de discernement pour faire un nppareillemenl judicieux; c’est à ces soins attentifsque le Cleveland doit sans doute la réputation de la race qu’il a créée.

Londres et les autres grandes villes du royaume ont toujours employé un grandnombre de ces chevaux, et on en exporte une quantité considérable. Les marchandsanglais n’achètent généralement que les produits de couleur bai; mais les mar-^chands étrangers ne rejettent pas ceux qui sont de couleur plus commune, et parconséquent exportent beaucoup de chevaux qui, en Angleterre, ne se vendraientqu’à bas prix.

Quoique le Gleveland-Bay semble réunir en lui l’énergie du pur sang avec la vi-gueur et la force des races plus communes, cependant la mode tend continuelle-ment à donner plus de finesse à ses formes. L’espèce ayant déjà atteint un certaindegré de race peut, sans en être affectée dans sa nature, recevoir une addition nou-velle de sang qui la rapproche de plus en plus du cheval de course; c’est ce qui sefait aujourd’hui, et on rencontre quelques beaux attelages à quatre chevaux ap-partenant presque entièrement au pur sang.

La couleur grise partage quelquefois avec le bai les préférences de la mode. Ilest à remarquer, d’ailleurs, que les robes de celle première espèce se sont toujoursmontrées dans nos diverses races de chevaux, depuis les poneys des bruyères jus-qu’aux meilleurs chevaux de course et de chasse. On peut donc trouver des chevaux* gris de toute taille et de toute race. Quoique moins prisée que le bai, cette roben’est pas dépourvue de grâce et d’élégance. Le cheval blanc mat (créant colonred) estrarement recherché, si ce n’est pour les cérémonies d’apparat. Il vient d’Alle-magne , est d’un tempérament lymphatique et peu propre à un exercice violent.If Asie est la véritable patrie du cheval blanc; dans tous les tems il y a été élevé etestimé, et on peut facilement se procurer dans la Turquie d’Asie des chevaux decette robe beaucoup supérieurs aux chevaux allemands . Quelques régimens de lacavalerie russe ont pour montures de magnifiques chevaux blancs du Caucase.