LE CHEVAL.
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LE SUFFOLK PUNCH.
La robe de celle variété de chevaux se rapproche de celle d’une race qui esl très-commune dans le nord de l’Europe et de l’Asie , depuis les Alpes Scandinaves jus-qu’aux plaines de la Tarlarie, où elle compose les troupeaux qui y vivent encoreen liberté. Sur la couleur brun-clair qui distingue cette race, tranche souvent uneraie noire qui règne tout le long de l’épine dorsale, et d’une autre de même couleurla coupant en croix vers les épaules. Cette robe a toujours été reconnue comme unindice de vigueur et de courage. La taille de ce cheval varie selon la fertilité dupays où il s’est naturalisé. Elle s’abaisse à celle dés poneys dans les montagnes etles latitudes élevées; mais elle s’élève au niveau des autres chevaux dans les con-trées où l’animal trouve d’abondans fourrages. On voit de ces chevaux depuis légolfe de Bothnie jusqu’aux montagnes de Grenade. On doit sans doute leur propa-gation vers le Sud aux conquêtes et aux' migrations des Barbares. Dans la Prusse etdans le nord de l’Allemagne on s’en sert beaucoup pour les remontes de cavalerie.On pense qu’ils furent importés dans la partie orientale de l’Angleterre de la Nor-mandie , qui possède encore beaucoup de beaux chevaux de cette espèce. La raceanglaise du Suffolk Punch a été, comme on l’a déjà dit, croisée avec d’autres variétésde chevaux, principalement avec les chevaux du Yorkshire et de Durham ; par cescroisemens, certains individus ont gagné beaucoup en formes et en vivacité; maissous le rapport de l’uniformité de race, qui met l’éleveur à même de reproduireavec certitude dans les enfans les qualités des parons, elle a un peu perdu; elle aperdu également un peu du courage et de la robusticitéde l’ancienne race. La modeet le goût ont plus influé sur ce changement que les raisons d’utilité.
La couleur brun-clair esl moins recherchée que le brun plus foncé ou bai, quoi-que cette première couleur caractérise les races de chevaux les plus vigoureux del’Europe . Depuis quelques années on a beaucoup demandé de Sujfotk Punch poul-ies camions et les wagons, et on peut remarquer au milieu des races tumultueusesde beaux attelages de ces chevaux, à Londres , aux formes étoffées, de ces animauxaux brillantes crinières. Le Suffolk Punch est certainement supérieur au chevalnoir pour l’activité et la persévérance, et il l’égale au moins pour le service descamions. Mais le goût des animaux de grande taille a, dans ce cas, fait encoredonner la préférence à l’apparence sur les qualités solides. Quelquefois le SuffolkPunch a étq croisé avec des chevaux de race supérieure. De cette manière, on peutobtenir de bons chevaux pour les coupés et les voilures; mais à moins de formerune race, comme dans le cas du Cleveland-Bay, par des mélanges progressifs, on nepourra guère compter sur celle race pour la production de chevaux distingués.
H existe en Angleterre encore d’autres variétés de chevaux propres aux travaux;mais, pour la plupart, ils ont des qualités trop variables pour pouvoir être regardéscomme formant une race, ou trop peu nombreux pour intéresser d’autres pays