LA RACE CLYDESDALE.
PLANCHE VI1Î.
ETALON âgé de sept ans, appartenant à M. Law, de Morton (comtéde Mid-Lothian), et le PONEY de l’île de Zetland , appartenant àM. le comte de Hopetoun.
On trouve en Écosse des chevaux de toutes les tailles, depuis les petites variétésdes pays montagneux jusqu’aux races plus grandes des plaines et des pays cultivés.G’est dans les basses terres que les chevaux de trait employés aux travaux' les pluspénibles sont élevés. Quoique variant, selon les districts, de qualités, de taille et deformes, ils ont atteint une certaine uniformité de caractère. La partie deTÉcossela plus renommée pour ses chevaux de trait est le comté de Lunark, autre-ment appelé Clydesdale. Ce district, entrecoupé dans toute son étendue par la ri-vière de la Clyde , comprend une grande partie de celte couche de houille à laquellel’Écosse doit son existence comme pays manufacturier, et possède sur son territoirela ville de Glascoxv, qui, de ville secondaire, est devènue en moins d’un siècle unedes villes les plus riches et les plus populeuses du pays. L’augmentation rapide etcontinue de celte grande ville manufacturière, et la prodigieuse quantité de voituresemployées dans ce riche district de mines y fait affluer une grande quantité deforts chevaux de trait. L’espèce de voiture employée au transport des houilles et detoutes sortes de marchandises étant une charrette à un seul cheval, les cire vauxdont on se sert doivent être ceux qui réunissent au poids du corps une grande forcede muscles. Le cheval de cette contrée en est arrivé à posséder ces qualités a unli es-haut degré, et par un croisement raisonné, dirigé dans la vue de reproduire uncertain type, on a formé une race possédant des caractères bien définis à laquelleon a donné le nom de Clydesdale.
Celle race a une affinité manifeste avecda grande race à robe noire de la Hollandeet des Pays-Bas, et tout porte à croire, ainsi que l’établit une tradition généralementadoptée dans le pays, qu’une importation d’étalons flamands a eu lieu à une époque