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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

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KACE CLYDESDALE.

déjà éloignée dans le voisinage d’Hamilton, par les soins d’un duc de ce nom. Ce-pendant il paraîtrait que des chevaux d'autres races sont venus à d’autres époquesse mêler également à celle du pays, et le type de Clydesdale est évidemment produitpar des croisemens divers, quoique ses caractères distinctifs lui aient été commu-niqués par le sang du cheval noir (black horse). Le cheval de Clydesdale actuel seclasse parmi les grandes races ; sa taille ordinaire est de seize palmes. 11 est ordi-nairement de couleur noire; mais les bruns ou bais sont assez communs, et cetterobe gagne peu à peu sur l’autre. La couleur grise se rencontre quelquefois, quoiqueles parens fussent noirs l’un et l’autre. Les Clydesdale ont le corps plus long que lecheval noir anglais ; ils sont moins lourds, et leur forme est moins ramasséeet moins fortement musclée. Ils ont le pas plus dégagé et avancent davan-tage au travail. Ils tirent bien et sont rarement vicieux. Le pas allongé qui carac-térise celle race est le résultat en partie de sa conformation, et des habitudes pre-mières de son éducation; mais, à quelque cause qu’elle soit due, cette qualitéajoute un grand prix au travail de ces chevaux, soit pour le trait, soit pour la char-rue. Dans aucune contrée du royaume on ne trouve des chevaux marchant du pasdes tombereaux à un cheval des mineurs de l’ouest de l’Ecosse ou de celui des atte-lages de charrue.

On élève maintenant des chevaux de cette race dans les comtés de Kenfrèw, Avret de Dumfries; mais on tire cependant le plus grand nombre du Lanarkshire. Onen a beaucoup de soin dans leur jeune âge; on les laisse prendre de l’exercice enliberté dans de vastes pâturages jusqu’à ce qu’ils soient en âge d’être dressés pour letravail. Sans forcer en nourriture lès jumens poulinières, on les maintient en bonétat en leur donnant des navets, des pommes de terre et autres alimens demême nature. Les fermiers n’élevant qu’une espèce descendant directementdes chevaux primitifs, il n’y a aucun besoin de croiser les races et d’avoir desjumens demi-sang, ainsi que c’est l’usage dans les autres cantons où l’on élève cesanimaux. D’un autre côté, l’élève des chevaux de trait faisant partie des tra-vaux habituels d’exploitation des fermes, les fermiers cherchent seulement àobtenir des produits d’une bonne qualité, sans s’efforcer de produire des che-vaux supérieurs et d’un prix plus élevé. Mais si dans cette contrée on trouvemoins de chevaux hors ligne, on en rencontre également qui ne possèdent pas lesqualités du type ordinaire. Ces chevaux se vendent en grand nombre aux foires deGlascow, de Rutherglen et autres foires du district, où de tous les points du royaumese rend un grand-nombre de marchands. On les dirige vers le Lancashire etmême vers les comtés du sud de l’Angleterre. On en transporte aussi en grandnombre dans le nord de l’Irlande , où ils sont employés par le roulage et par d’au-tres professions semblables. Ils se sont répandus sur toutes les basses terres de

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