et des Plafonds des Colonnades. 2C7la maniéré dont on bâtit les colonnades en Ruíîie ; lesquels pa-rallèles je terminerai par des réflexions , lur les moyens d’opé-rer avec solidité ces sortes de constructions, qui font les plus diffi-cultueuses de toutes celles que peuvent offrir les travaux d’Archi-tecture.
Article Troisième.
Conjlrucliondes Plate-bandes & des Plafonds dupérijlile duLouvre;
Planche XIII.
T j A colonnade du Louvre est décorée d’un ordre corinthien, élevéfur un soubassement dont les colonnes font accouplées & ont troispieds sept pouces de diamètre par le bas : leur écartement d’axe enaxe au droit de sentre-colonnement est de quinze pieds cinq pouces& demi : la distance entre chaque couple de colonnes est de cinqpieds quatre pouces six lignes ; l’éloignement du mur du péristilea u nud des colonnes de la façade est de douze pieds : enfinl’entablement qui couronne cet Ordre, est le quart de fa hauteur.
La difficulté de l’exécution du péristile du Louvre ne Consifi-toit pas dans les plate-bandes qui règnent suivant la longueur decet édifice , on avoit des procédés reconnus pour cela, & bail-leurs toute la poussée de ces plate-bandes pouvoit être facilementcontreventée , tant par les gros pavillons des extrémités , quepar savant-corps du milieu. Ce qui méritoit la principale atten-tion étoit , non-seulement faction des plate-bandes des arriérés-corps formant un portique i\c douze pieds de profondeur, les-quelles allant du mur aboutir fur les colonnes, dévoient néces-sairement pouffer au vuide par leur position , mais encore lepoids des larges plafonds en pierre , qui dévoient remplir sinter-valle des entre-colonnemens ; lesquels plafonds , par la coupe deleurs claveaux , ne pouvoient manquer d’agir à leur tour danstous les sens, contre les architraves placés au “dessus des colonnes