302 De ea construction des P r, a t e-b a n de sattaché dans le milieu par une ficelle, dont le bout fut placé lelong d’une petite rainure ménagée depuis ce trou jusqu’au hautdu joint montant du claveau. Cette des ayant été ainsi préparée& mise ensuite en place, en tirant par-dessus la petite ficelle, onfit entrer la moitié du gougeon H , dans le trou correspondantde chaque contre - clef ; puis par la rainure , on coula du plâ-tre dans les joints de la clef, ainsi que dans les trous des gou-geons.
Cela étant fait, il fut placé d’un axe de colonne h l’autredu grandentre-colonnement, un tiran I de vingt lignes de gros pourles unir. On accrocha fur ce tiran le haut des étriers E, que l’onbanda le plus possible par le moyen de petits coins de fer, pourobliger les Z à soutenir de toute leur force les claveaux, &empêcher leur action en contre-bas. Tous les tirans furent éga-lement retenus avec les mandrins A , à dessein de ne permettre au-cun mouvement aux axes des colonnes ; enfin après avoir resserréles têtes des claveaux avec des coins de bois , on coula tousles joints en plâtre.
II y a trois observations importantes à faire fur cette construction;la premiere est que l’extrémité de chaque tiran, au lieu d’ceil quar-ré, a été recourbée seulement en crochet, & que tous les étriersfont simplement k une branche avec un crochet dans le haut, &un œil dans le bas pour recevoir la tête de chaque Z.
La seconde est qu’aucun de ces fers ne fut peint avant d’êtreemployé, ainsi que nous l’avons vu ci-devant.
La troisième est que tous les joints de cette plate-bande ont étécoulés en plâtre, fans mélange de mortier de chaux & fable, com-me il se pratique ordinairement.
En attendant que je discute, à la fin de ce Chapitre , ce quel’on peut penser sur ces différens objets, je me contenterai deremarquer, pour le présent, que cette construction , quoique éco-nomique , n’a pas cependant toute la solidité possible, attendu quele tiran /, qui devroit s’opposer à la poussée des claveaux, étant