et des Plafonds des Colonnades. 30^bande, pour soulager par le milieu le tiran D, ôc les linteaux F, F.
Quand cela est arrangé ainsi, on pose sur le grillage D } F, Fdeux rangs de briques à plat & en liaison pour former le dessousde la plate-bande, lesquels on maçonne avec mortier de chaux ôcfable, en observant d’y encastrer de leur épaisseur le tiran D, ôcles linteaux FF, de forte qu’il n’y a d’apparent que la traverse G.
La derniere opération consiste à poser {fig. 11 ) au niveau dunud des colonnes, le long de la face del’architrave & de la frise, unrang de briques h plat, qui monte jufqu’au-dessous de Tare M : on enfait autant du côté opposé , & par ce moyen , il reste un vuideou coffre qui comprend la hauteur de la frise & de l’architrave.
Lorsque les colonnes font h quelque distance des murs, pourlors on fait, depuis la plate-bande jufqu’au mur, un arc O auísi débriques posées de champs, lequel rejette de part ôc d’autre le poidsqui est au-deffus.
Enfin on construit les corniches N également en briques, Ôclorsque le tout est terminé, on ravale l’ouvrage avec un enduitou efpece de stuc composé de chaux , de sable ôc de plâtre , quicache tous les linteaux ôc les tirans : dans cet enduit on mêle dela couleur de badijon , qui donne à cet ouvrage un ton de pierre,lequel produit, à ce qu’on prétend, un assez bon effet.
II est evident que cette construction de plate-bande, malgré lamultiplicité des fers , ne fçauroic avoir autant de solidité queles précédentes , & doit être très-sujette à réparations, attenduque ses moulures,ornemens & enduits ayant pour base du plâtre,doivent être facilement altérés par les injures de f air : auísi ,c’est plutôt comme une singularité que comme un modèle, quej’ai rapporté cette bâtisse, ôc pour faire voir comment fans le se-cours de la pierre, on peut quelquefois parvenir à opérer des co-lonnades.