et des Plafonds des Colonnades. 311du second doit être combinée par cette double action dans untout autre rapport que les résultats qu’a trouvé cet Académicien.
Au défaut d’expériences suffisantes, je vais essayer d’y suppléeren partie par des réflexions.
§. 111. Remarques relatives à la solidité d'un tiran.
Comme toutes les expériences démontrent que la soliditéd’un tiran réside principalement dans son œil, & que c’est d'or-dinaire son endroit foible , il s'ensuit que sa forme ne sçauroitêtre indifférente : entre les deux maniérés usitées, soit de le cour-ber en crochet, soit de le couder quarrément en le fermant com-me un anneau, je pense que la premiere est préférable à la se-conde, & cela par deux raisons : l’une est que, quand l’œil d’untiran est quarré, il occupe plus de place dans la pierre, ce quioblige d’affamer d’autant le sommier où il doit être enfermé:l’autre est qu’un crochet doit être plus solide, attendu que, pourformer un œil quarré, il faut remettre cinq ou six fois le fer àla forge , d’où il résulte que le tiran est en cet endroit presquetoujours calciné & k demi-brûlé, ce qui lui òte de fa consistance jau lieu que, pour le courber en crochet, il suffit de le chaufferdeux ou trois fois : tous les forgerons conviennent qu'il rí’y apas de comparaison pour la solidité entre ces deux façons determiner le bout d’un tiran.
Quant à ce que le crochet n’est pas fermé, cela ne peut êtrepréjudiciable, vu que par fa position dans la pierre où il doit êtreencastré , il ne sçauroit être k craindre qu’il puisse s’óUvfir pourlaisser échapper le mandrin cPaxe, & que, dans cette'supposition,,le même effort capable de contraindre un crochet k se lâcher,feroit rompre, k plus forte raison, un œil quarré qui est moins so-lide. On peut avoir une idée de la force d’un crochet bienforgé, en réfléchissant sur le fardeau extraordinaire que supportesouvent l’A qui soutient le fléau d’une balance : on en voie ,dont les crochets, n’ont guères que huit lignes à diarnètrê' r