et des Plafonds dis Colonnades. 313à tirer plutôt qu’k porter. On voit tous les jours des fers de deuxou trois pouces de gros , se briser sous des fardeaux beaucoupmoins considérables que ceux qu’ils auroient soutenus en agis-sant suivant leur longueur : tel essieu de charette a rompu sousune charge de pierre de cinq ou six milliers , qui auroit résistéen tiran , à un effort de vingt ou trente milliers.
II résulte de ces réflexions, que la forme de l’œil d’un tiranne sçauroit être arbitraire pour sa solidité ; que pour obtenirdavantage de résistance de la part du fer, il vaut mieux l’employerà tirer qu’k porter ; ôc que, dans incertitude des effets de la rouil-le , il ne pourroit qu'être intéressant de parvenir à empêcherce métal d'en contracter,
§. IV. Quel peut être le meilleur procédé pour ajsurer la durée
d’une Plate-bande ?
Puisque c'est de la maniéré d’employer les fers & de lacoupe des claveaux , d'ou peut dépendre la durée des plate-ban-des , le grand art de leur construction consiste donc k se servirde ces deux moyens de la façon la plus avantageuse. II est constantque les pierres devant toujours être regardées comme la base d’unédifice, jamais les fers n’y doivent, autant que faire se peut, êtreemployés k leur préjudice, soit en les affamant, soit en inter-rompant leur liaison : car il saut poser pour principe que quelquerésistance que procurent les tirans, elle ne sçauroit être^regardéeque comme précaire & pour tems, s’il est vrai, suivant le senti-ment de la plupart des Auteurs, que la rouille les altéré & lesdétruise k la longue. Nous n’avons pas encore d’exemples assezanciens de constructions de colonnades faites par claveaux, pourpouvoir apprécier la meilleure méthode par fa durée , seul ôcvéritable juge en pareille matière : mais s’il est un procédéqui doive avoir la préférence , ce ne peut être que celui quiaura pour but de diriger l’exécution des plate-bandes, de façonque quel que soit l’événement du fer, elles puissent être capa-
Rr