de ea Colonnade dv Louvre. 323le procédé usité en France , au premier dégel, la voûte des Ita-liens écroula, tandis que l’autre n’éprouva aucune altération.
Cet Architecte vouloit encore que l’on fìt les tranchées des fou-tions h pic, ce qui ne fut pas exécuté ; & de plus il avoit ordonné quel’on pratiquât â la sortie des terres une retraite de deux pieds , la-quelle n’auroit rien valu, attendu que les premieres pierres durez-de-chaussée eussent nécessairement portées à faux fur la queuedes libages, de forte qu’on fut obligé de la réduire à un pied.
Toutes ces discussions qui éclatèrent dans le Public, & qui ne tour-noient pas à l’avantagedu Cavalier Bernin, commencerent à dimi-nuer l’idée qu’on avoit conçu de fa capacité. Mais ce qui lui nuisitdavantage auprès de M. Colbert, c’est que cet Artiste d’un génievif, accoutumé à faire des colonnades, des fontaines, des temples,des décorations théâtrales, ouvrages qui n’exigent communémentaucune entrave, ne vouloit entendre k aucune sujétion pour accor-der son projet avec les autres parties du Louvre, qui avoient étéexécutées fous les Rois prédécesseurs : il ne pouvoit aussi se prêterk entrer dans tous les détails de ces distributions, de ces commo-dités, & de ces dégagemens qui rendent le service d’un Palais com-mode. Envain le Surintendant lui faifoit-il faire des remarquesà ce sujet, & lui faifoit-il donner des mémoires circonstanciés de tou-tes les aisances à observer dans un Palais Royal, pour faciliter leservice des disserens Officiers ; jamais on ne put le gagner là-des-sus : on prétend qu’il traitoit ces détails de minuties & de puérili-tés , indignes d’un Architecte comme lui.
Article Second.
Cérémonies de la po/e de la premiere pierre.
L orsqu* les fondations de la façade du Louvre fe trouverontsuffisamment avancées , le jour fut pris pour la cérémonie de lapose de la premiere pierre que Louis XIV voulut poser en per-sonne. S sij