de la Colonnade du Louvre. 329magnifique & auflì - bien entendu dans son ensemble.
Ce n’est pas que cet édifice soit absolument sans défaut, nousne pouvons dissimuler que bien des connoiíTeurs paroiíTent re-gretter que la galerie ne régne pas dans savant-corps du mi-lieu , & qu’auísi cet avant-corps soit coupé par une grande arcadequi semble être assommée par le plein énorme qui se trouve au-delsus : d’autres ont encore désiré que les pavillons des extrémi-tés eussent été décorés de colonnes , comme le reste, au lieu depilastres ; & qu’enfin pour donner un air moins froid , moinsbas-relief, à la façade vis-^vis la rivière, Perrault eût du moinsdécoré ses avants-corps de colonnes. Au surplus , s’il se trouvequelque chose à redire dans quelques-unes des parties de ce mo-nument, son ensemble, la beauté de ses proportions, de ses pro-fils, & de fa construction , méritent les plus grands applaudisse-mens : on en jugera par les développemens que nous donneronsaprès l’article suivant, lesquels nous avons levés & destinés avec laplus scrupuleuse exactitude.
Article Cinquième.
Preuves que nul autre que Claude Perrault n’eft l*Auteur de lacomposition de la Colonnade du Louvre.
C^uoique nous ayons dit précédemment que Lebrun, Levau &Perrault avoient été chargés conjointement de veiller à la construc-tion du Louvre,l’on ne sçauroit douter que shonneur de sinventionne soit dû entierement à ce dernier.Ce ne fut qu’après la mort de Per-rault, c’est-à-dire, vingt ans après la construction de cet édifice, queDespreaux, dans ses remarques fur Longin, s’avisa de dire que Dor-bay, Elève de Levau , étoit en état de démontrer, papier surtable, que la façade du Louvre étoit de son maître. Une seuleremarque suffit pour détruire cette allégation. Indépendammentde ce que toute la Cour avoit été témoin des deux projets pré-
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