de la Colonnade du Louvre. 33^íl est h croire qu’clles proviennent de la différente pratique queles ouvriers employoient pour les tailler dans les carrières demarbre, soit de Grece, soit d'Egypte, soit d’Italie, d’où on lestransportoit dans chaque Ville toute taillées, ainíì qu il a été ditau commencement d u Chapitre précédent.
Vitruve à la vérité, parle du renflement qu’on peut donner auxcolonnes vers le tiers à la fin du second Chapitre de son troisièmeLivre - íur quoi il est à remarquer que Perrault, en commentantcette opinion particulière à cet ancien Architecte , dit dans sesnotes, page 82, qu'indépendamment qu’il n’y a point d’exemplede ce renflement, il est désapprouvé par la plupart des Au-teurs. Ils opposent, continue t-il, h la comparaison que l'onveut faire des colonnes avec le corps de Thomme qui est plusgros au milieu que vers la tête & les pieds , celle du troncdes arbres qui ont été le premier & le plus naturel modèle dela tige des colonnes. De plus, ils disent qu’il est nécessaire queles colonnes qui font faites pour soutenir, ayent une figure quiles rendent plus fermes, telle q u'est celle qui, d’un empattementplus large, va toujours en se rétrécissant. II est sans doute sin-gulier, q u'après ces remarques , Perrault ne nous ait pas fait partdes raisons qui l’ont porté à faire renfler les colonnes de l’édi—ficc que nous décrivons.
Quant à l’accouplement des colonnes qui règnent le long dela façade du Louvre, quoique les Anciens ne fussent pas commu-nément dans cet usage , ce font certainement des raisons desolidité qui ont engagé cet Architecte h cet arrangement. Com-me il n’avoit point été exécuté j usqu'alors , dans ce p ays-ci, depéristiie, & que l’on paroiffoit effrayé de la hardiesse de Inexécu-tion de ces larges plafonds en pierres, soutenus fur des colonneséloignées de d ouze pieds du mur, il crut devoir multiplier les pointsd’appui : une preuve que ce fut cette raison qui engagea Perrault,a l’accouplement, c’ett qu’à la page 79 de la deuxieme Editionde Vitruve , en entreprenant de réfuter François Bîondel, quí