sur ie Mémoire précédent. 365dent fur le mur-pignon, on pourroit aisément les conserver tellesqu’elles font, si l’on vouloit : pour cet effet, il ne faudroit que seproposer de rétablir par la suite le toit de la hauteur actuelle, &de laisser en conséquence pour recevoir ses nervures , des especesde couílinets à la troisième assise du mur dossier de mon fronton ;cette opération qui peut diminuer évidemment beaucoup fou-vrage, a été rendu sensible par un dessein que j’ai produit à l’A-cadémie. Au surplus , avec quelques légers changemens dans laconstruction du bas de mon fronton, il seroit possible de laissersubsister les deux rangs de voûtes, tels qu’ils font, pour économiser.
Quant à la démolition du mur du 'roisieme ordre des tours,il n’y a que celle de la corniche rampante du fronton qui demandequelque sujétion à cause de la difficulté à échaffauder : car tout lereste est d’un travail simple , & n’exige qu’une intelligence ordi-naire. Je pense même qu’en ne se pressant pas de démonter ce mur,& qu’en n’opérant fa démolition que lors de l’exécution du fron-ton , une grande partie de ses matériaux pourroit être utilementremployée à fa construction. Ce seroit comme une espece de car-rière placée sur le tas , o à l'on puiferoit successivement ; Là la sinl’on siniroit par descendre tout ce qui n’auroit pu servir.
Cette énumération suffit pour prouver que tous ces travaux nedemandant que du foin, de l’ordre & une certaine surveillance dela part de ceux qui les dirigeront, c’est avec raison que j’ai con-clu , dans mon Mémoire , k la suppression de ce troisième ordre ,dont le mauvais effet est généralement reconnu.
Le quatrìzmc objet regarde le couronnement des Tours. On nepeut disconvenir que les grouppes que j’ai proposé de substitueraux guirlandes des pans coupés , ne fissent un bien meilleur effet.En les disposant de maniéré à avancer leur draperie, pour mas-quer le bas des pilastres , ils serviroient k détacher les tours du por-tail, k nourrir leurs pieds, & a rectifier k un certain point la mai-greur qu’on leur reproche.
II n’est pas aussi aisé de prononcer sur l’amortissemcnt qui