x PREFACE.
stériles d’eux-mêmes, leurs idées font tellementballes Sc disgraciées qu’elles ne produisent rien quedes mafearons, de vilains cartouches, Sc de sem-blables grotesques ridicules Sc impertinentes, dontl’Architecture moderne est toute infectée. Les au-tres que la nature a mieux partagés Sc qui ont uneplus belle imagination, voient bien que la beautévéritable Sc estèntielle de l’Architecture n’est passimplement en chaque partie prise à part, maisqu’elle résulte principalement de la symmétric, quiest lunion Sc le concours général de toutes ensemble,laquelle parvient à former comme une harmonie vi-sible que les yeux purgés Sc éclairés par l’intelligencede l’art, considèrent avec grand plaisir. Le mal estque ces beaux génies font toujours en fort petitnombre, au lieu que les ouvriers vulgaires four-millent de toutes parts.
Si les Grands vouloient se désabuser un peu dumépris qu’ils ont pour les arts Sc pour ceux qui s’yappliquent, Sc considérer la nécessité qu’ils en onteux-mêmes, fur-tout de celui dont je vais traiter,il y a grande apparence qu'o n les verroit refleurirencore à présent, Sc renaître pour ainsi dire de nou-veaux antiques. Inexpérience en est assez fraîche,fous le regne de François T 3 un des plus illustresRois de 1 histoire, qui par un amour extraordinaire
Í iu’il portoit à la vertu Sc aux grandes choses, peuplaon état des plus rares personnages de son siecle,lesquels élevèrent de superbes monumens à la gloirede ce grand Monarque. C’cst, à mon avis, le seulremede pour rétablir tous les arts dans leur premieresplendeur, d’où le mépris les a fait décheoir. LesGrecs, qui cn furent les inventeurs, Sc chez lesquelsseuls ils ont peut-être été vus dans leur perfection,