DE M. DE C H A M B RAY. xiijmauvais effet que ceux de la profession alîoient fairenaître par humour de la nouveauté qui les emportoitdéja au libertinage Lc a u mépris des réglés de Tarequi dévoient être inviolables : tellement que c’estun mal envieilli qui va tous les jours encore em-pirant, &: qui çst qualì fans remede. Néanmoinsfi nos Modernes vouloient donner quelques bornesà leurs licences & demeurer dans les limites del’Ordrc Romain, qui cille vrai Composite, Le quia fes règles aussi-bien que tous les autres, je n’ytrouverois rien à redire, puilqu’on en veit desexemples parmi les vestiges des siécles les plus fio-riffans, comme celui de Titus Yespafien, auquel îe$énat, après la prise de Jérusalem, fit ériger unarc de triomphe magnifique, qui est de cet Ordre:mais il nc faut l’employcr que bien à propos ôc tou-jours seul. C’est ainsi qu’en ont usé fes inventeurs,lesquels connoiffant bien son foiblc en comparaisondes autres, évitoient de le mettre en parangonavec eux.
Nos Architectes n’ayant pas eu cette attention*font tombés souvent dans une erreur qui est inex-cusable, de faire porter le fort par le foiblc. Sca-mo^i est le premier qui en a parlé, dans (on Traitédes cinq Ordres, où il donne au Corinthien la plushaute place. Toutefois, pour éviter route íortc decontestation, je trouve plus sûr de ne les jamaismêler ensemble, puisque les Anciens ne l’ont pointfait. Cependant Philibert de Lotme &c Sebaflitn Serliopensent tous deux savoir vu au Colisée, Le ils en rap-portent même le de (sein pour être sexe mp le de leurOrdre Composite : mais ils ont fait tous les deuxune observation très fausse, car ce sont deux Co-rinthiens l’un fur feutre; c£ quoique dans k dernier