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De L'Ordre Perjìque. Planche zj.
Quoique le nom de cet Ordre soir moins connu que celuides Caryatides, fous lequel il semble qu’on veuille exprimergénéralement tous les Ordres où des figures servent de colon-nes, néanmoins il ne faut pas suivre l’abus commun, puisqueViiruvt y a mis de la différence, au même chapitre où il parledes Caryatides. Or comme celui-ci doit être un peu plus so-lide, eu égard au sexe masculin, on lui donne d’ordinaire unentablement Dorique. Pour cette considération j'a vois eu des-sein d'abord de le placer sur la fin de ce même Ordre Dori-que, ou de le mettre ici le premier ; mais j’ai cru depuis queVìvuvt n'en ayant traité q u'en su ire des Caryatides, je ne de-vois rien changer en une chose de si peu d’imporrance.
Je me contenterai donc d’observer que les Romains ern-ployerent rarement les caryatides, & en effet il ne s’en ren-contre aucun vestige, quoique Pline ( Liv. 35, chap. 5.) aitfait mention de celles de la rotonde, ce qui donne affez latorture à nos Antiquaires modernes, lesquels ne peuvent trou-ver en tour ce temple qui paroît encore fort entier, aucuneplace commode ni apparente où elles duffent avoir été situées.Mais il est resté beaucoup d’excmples de ces captifs à la Per-sienne, quelques-uns desquels font encore présentement aumême lieu où ils furent mis en œuvre, comme à Tare deConstantin. Quelques-autres ont été transportés dans des jar-dins & des palais particuliers, fans qu’on puiffe savoir l'end roi td’où ils font venus. Celui qu’on voit fur cette planche est des-siné d’après un excellent original qu’on voit dans le palaisFarn'ese à Rome.