avec la Moderne. 7 rpalme de l’Architecture, & immortalisé le nom deCorinthe. Quoique l’histoire qu’il en rapporte pa-reille un peu fabuleuse, au jugement de ViUalpandus ,qui traite auífi dc ce chapiteau ( 7 orne //, Liv. 5 ,chap. 23. ) néanmoins, comme il n’est pas juste quele sentiment particulier d’un moderne prévale lutl’autorité d’un Auteur si grave, nous rapporteronsici ce que Viiruve en écrit.
Une fille de Corinthe étant dé j a grande, tombamalade & mourut. Après le jour de ses funérailles,fa nourrice ayant ra ma île dans un panier certainspetits vases avec lesquels elle se divertiíToit, elle lesalla porter sur ion tombeau, & afin qu’il s se conser-vassent plus !ong-tems contre les injures de l'air, ellesles couvrit d’une tuile. Or le panier s’étant fortuite-ment rencontré fur une racine d'acanthe, cette plantevint à pouílèr vers la íaiíon du printems, & à jïfterdes feuilles dont les tiges, qui montoient le long ducorps du panier, ayant rencontré les coins de latuile, furent contraintes par fa pesanteur de courberleur cime en bas, formant comme une efpcce devolute. Alors le sculpteur Callimachus ( qui pour ladélicatesse de son travail sur le marbre & la gentil-lesse dc ses inventions, fut surnommé par les Athé-niens K xtcìtíXvoç , c’est-à-dire, industrieux ), passantprès de ce monument, considéra ce panier & latendresse de ces ornemens de feuilles naissantes toucalentour, dont la maniéré & la forme lui ayant plupar leur nouveauté, il fit des colonnes à Corinthefur ce modèle, & en ordonna les fymmétries, distri*huant ensuite dans ses ouvrages la proportion con*venable à chacun des autres membres, selon cetteespece Corinthienne. Voilà ce qu’on trouve dansVnruvc .