7S PARALLELE DE L’ArcHIT. ANTIQUEpective, pour montrer l’efset terrible de cette ma-niéré de destiner , qui même sur le papier 8c sans ex-céder les bornes 8c les proportions prescrites parl'art > représente à l’œil une grandeur presque éton-nante , laquelle vient en partie de la projecture ousaillie extraordinaire de l’entablement dont le lar-mier porte sa saillie fort loin au-delà des modilîons.Cette grande faillie fait paroître à la vérité les co-lonnes un peu foibles 8c surchargées, mais l’Archi-tecte y avoir judicieusement pourvu en se servant del’espece de colonnade que les Grecs nomment <&:■.-voç-vàoç, ou pienostyle, où les colonnes se mettentfort près les unes des autres.
Or parce que ceux qui n’ont étudié l’Architectureque fur de simples profils pourroient s’étonner de voirici quelques membres cxtraordinaircment éloignésde leur proportion accoutumée, je les avertis quec’cft par un eíFet de l’optique, laquelle ne montrejamais à l’œil les choies avec précision , mais leschange selon les divers aspects 8c les distances d’oùelles font vues. Les membres qui en reçoivent unealtération plus sensible, sont ceux dont la superficieest flexueuse 8c circulaire, comme la doucine qui faitle couronnement de la corniche , laquelle étant vued’cn-bas, 8c étant encore la plus avancée fur le plan,reçoit un notable accroillèment de hauteur. Lamême raison auíïï fait diminuer la colonne, parcequ’elle est plus avant dans la profondeur du plan,qu’aucun autre membre.