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avec la Moderne. {57
Jean Bullant & Philibert de Lorme, Jur VOrdreCorinthien. Planche 59.
Je ferois tort au premier de nos Architectes Fran-çois, Jean Bullant ,, h par l’cxamcn de ce profil jevoulois le mettre au même rang que ceux de 1 écolede Vitruve, parce qu’cnfuite de celui-ci il en donned’autres d’un plus grand style, qu’il a tirés dc l'An-tique : mais ne Payant pas trouvé aíìoz exact dans lesmesures qu’il en donne, jc les ai laissés. II paroît ence dessein qu’il a imité Serho : car la disserencc del’un à l’autre est très peu sensible. Je remarque néan-moins en celui-ci quelque choie de plus pur, commela faillie des dcnticulcs (ou de cette placebandc furlaquelle ils devroient être entaillés ), laquelle est fortrégulière, au lieu que Scrlio Pa faite excessive : outrela répétition importune d’une petite douai ne qui esttrois fois dans le seul espace de la corniche, ce queJean Bullant a eu la considération de diversifier. IIdonne aufli plus de grâce à son chapiteau, dont lesfeuilles Sc les caulicoics font mieux contournées.
J’aurois souhaité, pour la conclusion de notre Or-dre Corinthien, que Philibert de Lorme nous eûtdonné un dessein plus régulier Sc de meilleur goût ;mais ce bonhomme, quoique studieux Sc amateurdc l’Architccturc antique, avoit néanmoins un «.Amiemoderne qui lui a fait voir les plus belles choses deRome comme avec des yeux gothiques : ce qui pa-roît bien en ce profil, lequel il prétend être con-forme à ceux des chapelles dc la Rotonde. Au resteson style est tellement embrouillé, qu’il est souventassez difficile dc comprendre Ion intention. Le lec-teur aura du plaisir à voir comment il s’explique furle sujet dc cette cornicfce (Liy. VI 3 chap. 4.) : car