156. — Mais s’il arrivait qu’on fût même dépourvu de ccS in-struments, il n’y aurait alors que les triangles mesurés au pas etles alignements qui pourraient fournir le moyen de construire cecanevas.
On détermine la position d’un point en le rattachant à une droitedonnée sur le terrain :
F.8. \o par un simple alignement : soit AB connue, ainsi que le pointC ; pour déterminer le point D, on cheminera de D vers C jusqu’en Eet on mesurera les distances ED, BE.
F.9. 2° Par deux alignements : le point D peut être déterminé parl’intersection des deux alignements AB, BD, dont on détermine lesdirections en mesurant les côtés des triangles A mn, B pq.
F.9. 3° Par un triangle, en mesurant directement les trois côtés du
triangle ABD.
137. — Un chef d’état-major peut se procurer de la manière sui-vante, un canevas assez étendu dont l’exactitude suffit souvent pourles opérations militaires : demander aux habitants du pays la direc-tion des routes, des rivières et des canaux, les distances des villagesentre eux et des points remarquables, tels que les ponts, les croisésdes routes, etc., etc. ; dresser avec ces indications un premier brouil-lon', et le corriger au moyen des vérifications que les fourrageursseront chargés de faire dans toutes les directions où ils iront.
§ VIII.
FIGURÉ DU TERRAIN.—COURBES HORIZONTALES. —ÉCHELLES.
158. — Parmi les nombreuses méthodes proposées pour figurerun terrain, la plus usitée consiste à tracer à vue sur le terraindes courbes de niveau, et à dessiner sur la carte les projections deleurs trajectoires orthogonales ou lignes de plus grande pente.
Si l’on détermine Y équidistance des courbes, de manière qu’àl’échelle du plan elle soit toujours représentée par un millimètre,il en résulte des longueurs de normales ou hachures, égales à unmillimètre pour les pentes de 43 degrés, et à 32 millimètres pourcelles de 2 degrés ; ces pentes sont les limites extrêmes qu’on appré-*