48 COMPOSITION DE V ARMÉE.
s’en convaincre en lisant la loi du 28 germinalanVI, et l’ordonnance du 29 octobre 1820. L’arméela considère comme une auxiliaire dont elle tirerait,dans un besoin extrême, l’utile secours de quel-ques milliers de cavaliers montés; la gendarmerie,à son tour, a raison de compter, et elle compte surl’appui de l’armée dans ses fonctions habituelles ;mais elle ne paraît pas devoir faire partie des deuxcent quarante mille hommes dont l’armée se com-pose, et elle doit avoir un article à part au budget.
Quant aux compagnies sédentaires, ce sont cesanciennes compagnies détachées de l’hôtel des in-valides , qui ‘étaient par conséquent en dehors del’armée , et auxquelles ont succédé, d’abord, desbataillons , puis des demi-brigades de vétérans.L’homme qui passe dans ces compagnies quittel’armée ; cette nouvelle position est un autre ser-vice (non comme auparavant une retraite ni unétat d’invalidité ), mais un service plus doux, danslequel il va compléter ses droits à la solde de re-traite. Il semble , néanmoins, que ces troupespuissent compter au budget delà guerre, commeformées des vétérans que l’armée s’honore de voirtoujours dans ses rangs, et comme une troupe des-tinée à garder les établissemens de l’armée. Si jeles range parmi les corps hors ligne, c’est parceque, n’étant pas destinées à la défense extérieure,elles ne me paraissent pas devoir prendre dans l’ef-fectif une place qui pourrait être remplie par destroupes plus actives qu’elles.
Les compagnies de discipline sont positivement