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Tome premier.
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COMPOSITION DE l’aIUVIKE. fif

époque, de créations en créations, le corps du gé-nie a fini par obtenir trois régimens et un escadrondu train ; pour suppléer à ses propres moyens , ilemprunte le secours des ouvriers qui se trouventdans les autres armes, et celui des habitans dupays sur lequel des travaux de guerre s’exécutent.Ainsi ce peu de troupes lui suffit.

Il n’y a pas très-long-temps que le génie est unearme ; autrefois les artilleurs construisaient et ma-niaient les machines sous la direction de quelquesmathématiciens de l’ordre civil, qu’on appelaitdes ingénieurs. Vauban incorpora ces ingénieursdans l’armée; mais ils ne prirent que beaucoupplus tard l’uniforme militaire. Malgré cette assezlongue possession d’état, on mit plusieurs fois enquestion la nécessité de leur existence comme unearme particulière. On disait que depuis que les offbciers de l’artillerie faisaient les mêmes études queceux du génie, ils étaient aptes aux mêmes travaux ;qu’il ne fallait qu’en augmenter le nombre decelui des ingénieurs existans, c’est-à-dire réu-nir les deux armes. Cette question, parfaitementbien traitée en 1790 par M. de Bouthilliers dansson rapport à l’Assemblée constituante , fut enquelque sorte jugée conformément aux conclu-sions du rapporteur. Les craintes d’une guerreimminente furent les seules causes qui proté-gèrent le corps du génie contre la réunion. Laquestion, encore pendante devant les spécula-teurs en matière d’organisation militaire, paraîtdécidée en faveur du génie, par cette raison d’uti-