COMPOSITION DE L’ARMEE. 69
que le défaut d’intelligence du langage dans lequelles lois sont expliquées aux troupes.
La nécessité de donner aux soldats les premiersélémens de la commune éducation, a frappé tousles généraux qui se sont succédés au ministère dela guerre, et il s’est formé dans tous les corps,dans toutes les garnisons, des écoles élémentairesà l’usage des soldats ; on leur apprend à lire, àécrire, à parler assez correctement la langue fran-çaise , et à calculer. Ün n’a pu rien faire de mieuxque d’adopter, pour ces écoles, le procédé parenseignement mutuel. Par ce procédé , singuliè-rement abréviateur, on fait de bons élèves en sixmois , en un an tout au plus ; les leçons de lectureet d’écriture sont en même temps des leçons degrammaire: il a de plus l’avantage de sauver à dessoldats les ennuis de l’école, en leur offrant uneautre espèce d’exercice militaire , surtout en ex-citant sans cesse l’émulation par une multitude depetites récompenses, ce procédé concourt à éle-ver lame des élèves, et à les rendre plus sensiblesà l’honneur qu’accessibles à la crainte. Ces écolessont dirigées, sous l’autorité des colonels, par unmaître surveillé lui-même par l’aumônier du ré-giment. L’aptitude du maître, la police de l’école,les progrès des élèves, sont examinés et appréciéspar les inspecteurs généraux.
Ayant aussi bien pourvu à l’instruction des sol-dats , il ne se pouvait pas que les officiers fussentmoins bien traités ; ils le sont mieux encore : degrands et beaux établissemens ont pour objet l’édu-