DIT HËCniïTEMESî.
225
te sera de consulter les concitoyens et les contem-porains du jeune homme qui produit ce genred’excuses-
Enfin, le conseil de révision n’admet les sübsti-tutions et les remplacemens qu’après avoir enten-du et jugé les raisons qu’opposerait l’autorité malitaire. Il refuse, comme remplaçans, les hommesmariés , parce que la loi qui les refuse comme ap-pelés a eu des motifs fondés sur la morale et surl’expérience -, et qu’il faut respecter en acquiesçantau remplacement (i). L’instruction du 3 décem-bre, titre II, autorise ce refus.
Quand on s’est fait cette idée de la jurispru-dence des conseils du recrutement, et qu’on aétudié le Manuel, on connaît le matériel de l’opé-ration de ce même conseil.
Supposons maintenant que dans un départementqui, ayant cinq cent mille habitans, devrait four-nir un contingent de six cent soixante-six hommes,un canton de dix mille habitans ait à donner treizeou quatorze hommes, et doive en présenter ledouble, vingt-six ou vingt-huit.
Le n° 1 est appelé : on voit un homme dont latenue et la physionomie annoncent le fils d’unhonnête artisan ou d’un bon cultivateur ; soncorps, exercé de bonne heure aux travaux rusti-ques, est sain et dispos ; il a la poitrine large etconvexe, les bras musculeux, la jambe forte, la
(i) En Angleterre , on ne reçoit pas même dans la milice lesliommes mariés s’ils ont des enfans.
i5