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et l’expérience ayant confirme la sagesse de cemode, chaque régiment entretenait dans un dé-partement un certain nombre d’officiers et de sous-officiers, qui immatriculaient les conscrits endeux classes, activité et réserve , dont l’une étaitenvoyée au dépôt, et l’autre restait dans sesfoyers.
Plus récemment, l’institution des légions dé-partementales avait consacré le principe du recru-tement local, et l’ordonnance du 8 avril 1818 enavait réglé les conséquences, en envoyant danschaque département l’état-inajor et tous les cadresdisponibles des légions pour y faire à peu près ceque faisaient les anciens détachemens en recrute-ment. Ainsi les légions se recrutaient sur le mêmepays pendant un temps indéterminé, parce qu’ellesportaient le nom de ce département ; mais vousconcevez très-bien que ces légions pouvaient con-server le nom de leur département et se recruteralternativement dans les divers départeinens ; Au-vergne et Picardie se recrutaient indifféremmentpartout. Le nom des départeinens n’avait d’ailleursété donné aux légions d’infanterie, ainsi qu’auxrégimens de cavalerie, que comme un gage offertà la division départementale de la France . On vou-lait par là tranquilliser les Français sur la stabilitéde cette division territoriale, par laquelle, enformant cinq ou six départemens de nos grandesprovinces, on avait détruit l’esprit provincial,fédéral, et consacré l’unité, l’indivisibilité de laFrance, et la solidarité des Français . La dé-