I
258 DU RECRUTEMENT.
CHAPITRE Y.
Du recrutement des armées en campagne , ou desmoyens de les tenir au complet.
Notre système de recrutement, qui pourrait êtremeilleur en temps de paix, deviendra assez bonen temps de guerre, parce que la cherté desremplaçans diminuant la faculté de se faire rem-placer, nous donnera les conscrits eux-mêmesen plus grand nombre. En second lieu, la loi dujo mars 1818 , laisse entrevoir qu’en cas deguerre une loi nouvelle autoriserait une levée plusforte que les levées annuelles. Ainsi, l’on a assezsagement tout prévu, pourvu à tout, quant aurecrutement proprement dit; il n’est plus ques-tion que de la manière d’effectuer le rem-placement, de réparer les pertes en temps deguerre, et ces combinaisons elles-mêmes sontfort connues; je ne ferai qu’en rappeler quelques-unes.
Ce n’est point, et je l’ai déjà dit, avec les cadresde deux cent quarante mille hommes qu’on pour-rait présenter deux cent quarante mille hommesen campagne, après avoir pourvu à la défense desplaces et défalqué tout ce qui ne fait jamàis leservice de combattans; après toutes ces déduc-tions, il resterait tout au plus cent quarante millehommes disponibles, et ce n’est point une force