DES REMONTES.
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lier sur chaque marché, l’opération pourra avoirété conduite avec assez de secret et de prompti-tude pour que les calculs sur la valeur des che-vaux ne se trouvent pas trop en défaut.
Un officier intelligent n’ignore pas que , quandon lui fixe un prix commun pour quatre-vingtschevaux, c’est comme si on lui disait : « Vous» paierez quelques chevaux 476 francs et même» 5 oo francs, quelques autres /400 et même 47 ^ fr.;» ou que le prix de tous les chevaux achetés se» trouvera entre 375 et 47 5 ou 5 oo francs. » C’estaussi de la sorte qu’il opère.
11 voit un cheval sortant du labour après la sai-son des travaux, par conséquent maigre et fati-gué, mais jeune , sain et bien conformé . ce che-val lui conviendrait assez peu, parce que la routeà faire va encore le fatiguer, et que les besoinsdu régiment sont pressans ; mais le vendeur en adeux autres qui réunissent toutes les conditions :l’un, par sa belle taille et sa parfaite conforma-tion , vaudra 5 oo francs; le second , ayant un peumoins de taille, ne coûte que 4 $o; on peut avoirl’autre pour 375 fr. , et le marchand 11e veut pasvendre les deux premiers sans se défaire de l’au-tre. Notre officier ne manque point une si bonneaffaire, et il prend les trois chevaux.
La remonte, s’exécutant d’après ces données,se fait assez bien, et se termine assez vite. Lesenvois se font du marché au régiment par parties,ou le tout ensemble, selon les circonstances.
A l’arrivée de la remonte, le conseil d’adminîs-