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Tome premier.
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DES REMONTES.

3oi

Une telle disposition, si l’on voulait la reproduire,portant une légère atteinte à la liberté civile, de-vrait être l’objet d’une loi; et il est certain que si,d’après la Charte et suivant la raison , l’état a desdroits sur les personnes et les propriétés dans tousles cas d’utilité publique, ce serait faire de cesdroits un usage bien peu gênant pour la libertéque d’obliger un cultivateur à recevoir un cheval,pour rendre un cheval; il y en a même à quicette avance d’un capital, sans intérêts, serait siavantageuse, que plusieurs ne manqueraient pasde la rechercher.

Si l’on jugeait ensuite nécessaire, comme je lepense, d’exercer les soldats du train à la manoeuvredu caisson, pendant une quinzaine de jours chaqueannée, on rassemblerait les chevaux répartis ouune partie de ces chevaux le plus près possible desfermes ; et ces rassemblemens tiendraient lieu del’inspection des chevaux confiés. Quoi qu’il en soit,une petite somme, employée chaque année durantla paix en achats de chevaux, soulagerait le trésorde l’une des charges qui l’accablent le plus au mo-ment des hostilités.

On ne peut pas en agir de la même manière pourles chevaux de troupe que pour les chevaux de trait ;mais aussi l’on n’a pas les mêmes besoins. Les,corps de cavalerie sont montés à un certain ef-fectif ; ils fournissent sur-le-champ quelques es-cadrons en cas de guerre, et peuvent attendreleurs renforts. Il n’y a donc à faire en temps depaix aucun approvisionnement de réserve en che-