T)E l’oIîGAÏYISATÏOX. 3 V'J
fession des armes, sont prises pour des marquesde mépris, tandis que cette profession, qui est sifaiblement rétribuée , doit être essentiellementhonorée.
Peut-être est-il vrai aussi que , dans tous lestemps et dans tous les pays, rien n’ait été sivite oublié que les services militaires. Cepen-dant si la reconnaissance n’est qu’une vertuprivée, la prévoyance doit être une vertu pu-blique : la plus haute prospérité n’est souventqu’un songe heureux, suivi d’un affreux réveil.Les peuples, surpris par la guerre dans un état defièvre industrielle et de léthargie guerrière, peu-vent être réveillés par les houra au sein de leursriches cités. Là, où l’industrie attirerait tout à elle ,les bras, les talens, le génie l’esprit militaire nesubsisterait que chez les grands qui voudraientcommandera un peuple qui refuserait d’obéir; et,comme à Carthage et à Londres , l’état ne seraitbientôt défendu que parades mercenaires.
Les améliorations désirables sous ces rapportssont du ressort de la haute politique. Mais la lé-gislation militaire peut, de son côté, concouriravec succès à entretenir l’esprit militaire et legoût du métier des armes. Les points principauxà observer, dans cette vue, seront, à mon avis,ceux-ci :
Tenir la porte à peine entr’ouverte aux remsplacemens et aux enrôlemens volontaires, c’est-à-dire être très-scrupuleux dans l’admission de cetteespèce de soldats, de manière qu’étant aussi pure