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tous : l’avantage d’être admis aux écoles en étaitune aussi. Des concours étaient ouverts pour lesemplois de sous-officiers et de caporal : pour êtreadmis à ce concours, il fallait être présenté parson chef et ses supérieurs dans toute l’étendue dela hiérarchie, et obtenir leur témoignage sur lesmœurs, les talens, le zèle, et l’esprit militaire.Des concours étaient pareillement ouverts auxemplois d’instructeurs parmi les soldats eux-mêmes, et les succès les plus prompts étaient ré-compensés.
Mais ces bonnes règles eussent été sans effet, sil’administration du corps n’eût répondu au zèle deson commandant. Cette administration, réorgani-sée avec le plus grand soin, bien conduite et scru-puleusement surveillée, trouvait, dans l’emploides masses, abondance pour la troupe et économiepour la caisse : la solde, les fournitures, les dé-comptes , tout était exact, et la tenue était belle ;le soldat ne sortait du quartier qu’en grand uni-forme, et l’inspection à cet égard, comme à l’égardde la conduite privée, s’exercait jusque dans lesrues. Il résultait enfin, d'une sage administration,lemoyen de donner les gratifications dont je viensde parler, de fournir aux dépenses des écoles, etc.En sorte que déjà le soldat, content de son sort,donnait à son chef assez de satisfaction pour queles récompenses devinssent fréquentes et les puni-tions rares. 1
Ainsi, les trois premières compagnies, forméesd’abord d’élémens assez impurs, s’étaient morigé-